RÉTENTION - La relation avec les autres membres
Tugan Maxi
Résumé
* **Construire du lien communautaire :** La valeur d'un réseau augmente avec le nombre de connexions entre ses membres (loi de Metcalfe).
* **Espace communautaire :** Créez un lieu dédié (Discord, Telegram, groupes Facebook, plateformes spécialisées) pour les interactions.
* **Faciliter les connexions :** Incitez les membres à se reconnaître mutuellement et à interagir, même sur des plateformes externes comme Twitter.
* **Rituels et codes :** Instaurez des rituels récurrents et des règles de communication claires pour renforcer la culture du groupe.
* **Police décentralisée :** Encouragez les membres à faire respecter les règles, plutôt que d'intervenir personnellement.
* **Identifier les rôles :** Comprenez les différents profils (soldats, OG, officiers) et leurs motivations pour mieux les engager.
* **Les interdits comme ciment :** Établissez des règles strictes (des tabous) qui, une fois comprises, renforcent le sentiment d'appartenance.
* **Gouvernance participative :** Donnez aux membres un pouvoir de décision (même sur des sujets mineurs) pour qu'ils sentent que leur voix compte.
Transcript complet
# 4 Les relations avec les autres membres
Notons que les relations avec les autres membres, c'est pas toujours quelque chose que vous êtes en mesure de faire parce que toutes les rendre digitale, tous les memberships n'ont pas forcément vocation à avoir une communauté. Important, il y a des produits membership, il y a pas de communauté. C'est vous avez une relation avec le gourou. Il y a pas de relation entre les gens.
Quand il y a des relations entre les gens, en théorie, ça accroît la rentabilité, ça accroît la rentabilité, la rétention. C'est pour moi, à mes yeux, c'est un des trucs les plus difficiles à faire. C'est réussir à créer entre guillemets un contexte, euh, une situation où les gens en fait, d'eux-mêmes, posent des questions, ils répondent aux questions des autres, ils interagissent, euh, ils se parlent entre eux, ils s'entraident entre eux, ils fichent des bons plans, etc. C'est pas, c'est pas facile à faire. Du coup, la première idée en tout cas dans ce cours, c'est ce qu'on appelle la communauté. Simplement créer du lien entre les gens.
Il y a un truc qui s'appelle la loi de Metcalfe. Si vous vous intéressez à la loi de Metcalfe, c'est une mesure de la valeur d'un réseau. En fait, la valeur d'un réseau, je sais plus comment elle s'exprime, c'est en gros, si vous voulez, vous prenez je sais pas le réseau téléphonique. Moi, j'appelle quelqu'un, il y a 1 + 1. Un réseau, c'est que chacune des personnes peut parler à toutes les autres personnes. Et en fait, je crois qu'on fait la somme de tous ces liens. Donc en fait, si maintenant il y a 10 personnes et que chacune de ces personnes peut parler aux neuf autres, donc il y a neuf plus neuf plus neuf etc. Et en fait, ça fait la loi de Metcalfe. Et c'est l'idée qu'en fait, ouais, c'est que je dirais la multiplication des connexions entre les membres accroît la valeur de ce réseau.
Donc typiquement, si c'est le gourou post et les gens peuvent commenter et se commenter entre eux, c'est limité. Si n'importe qui peut poster et répondre aux posts des autres, c'est plus dense. Si n'importe qui peut envoyer des billets, des des des des des des des BDM ou direct message, ou des messages aux uns et aux autres, encore plus de valeur. Ou le gourou qui poste. Pas le gourou qui poste, pas l'interaction avec les gens, entre les gens, tu vois. Metcalfe minimal. Le gourou poste, les gens peuvent commenter, donc échanger dans les commentaires, plus dense. Le gourou poste et deux autres peuvent poster et n'importe qui peut commenter et échanger, encore plus dense. Le gourou qui poste, n'importe qui peut poster, n'importe qui peut s'envoyer des des des des des DM, encore plus de liens. Plus il y a de liens entre les gens, mais ça plus c'est de liens entre les gens. Plus ça de valeur.
D'un point de vue économique, je me dis en termes de sens, si les gens combinent, ont un truc, ils peuvent parler à d'autres gens qui sont comme eux, qui pensent comme eux, interagir etc. Bah c'est pas mal. Donc qu'est-ce qu'il faut faire? Il faut faire plusieurs choses. Le premier, évidemment c'est créer un espace communautaire. Il y a plein d'outils pour créer des espaces communautaires. Discord, ça marche, je suis pas fan. Telegram, ça marche. C'est un peu chaotique, mais c'est pas mal. Vous allez avoir les groupes Facebook, honnêtement, c'est un peu un truc de boomers, mais en fonction de l'audience, ça peut faire sens. Ou alors vous prenez des technologies clés en main, nous on utilise school.com, il y en a plein d'autres. Bon voilà, je vous utilise celle-ci. Donc première action concrète, vous pouvez créer un espace communautaire.
Deuxième action concrète, c'est en dehors de cet espace communautaire, vous pouvez forcer les gens à avoir du lien, à se reconnaître. Typiquement, un mec qui s'est vachement bien, s'appelle les énéca. Zé né, Z. E. N. C. A. Ah lui dans les crypto, il va dire en fait à ses followers de mettre une petite boule de cristal dans dans dans leur nom sur sur Twitter. Et après il va leur dire, bah écoutez, répondez à ce tweet avec euh bah avec votre pseudo qui est mis à jour, quoi. Et comme ça, bah on peut tous se follow entre nous. Après on peut tous créer une liste où on peut tous se dessus. Et du coup, bah il y a ce sens où enfin, il y a cette création de liens, cette création de sens entre les membres sur un réseau ouvert comme Twitter. C'est très intéressant.
Autres techniques plus complexes, faire des rencontres, on va dire physiques ou digitales. Un vis-à-vis, vous faites un meetup par exemple, où les gens d'une même ville peuvent se retrouver pour une conférence, un machin, un truc. Ou digital de rencontre, digitaux pardon, donc bah un espace sur, genre un salon vocal comme sur Discord, ça c'est un espace digital où les gens peuvent communiquer entre eux.
Dans la communauté, un point très important, c'est de forcer les gens à se présenter, à avoir des codes de fonctionnement de communication. Très difficile à faire d'imposer des codes de fonctionnement de communication, le mieux c'est en fait de décentraliser la police de la charia. C'est c'est manière un peu bizarre de le dire, mais c'est qu'en fait, dès qu'une personne ne respecte pas les codes, spontanément les autres membres vont venir engueuler cette personne, pour dire de respecter les codes. Moi, ça s'est fait un peu à la lettre. Si quelqu'un écrit dans mes espaces en majuscule ou qui met trois points d'interrogation à la fin de sa question, les gens viennent lui rentrer dans la gueule, tout seul. J'ai pas besoin de leur rentrer dans la gueule. Les gens leur rentrent tout seul dans la gueule. J'ai décentralisé la police de la charia.
Donc présentation. Les gens se présentent. Euh, c'est cool typiquement, les gens peuvent remplir leur bio, etc. Les gens doivent adopter des codes de communication, des manières de communiquer, des manières d'interagir entre eux. Euh, vous prenez par exemple, j'ai reprendre le warrum parce que c'est un des espaces où je suis, je communique tout le temps. Dans le warrum, les gens sont obligés de euh, dis-je, de quitter le chat. De quelqu'un dit Hello, dit "o", et donc le groupe, il dit "dise". Donc "gros je petit s". Pourquoi ? Parce que c'est comme ça. Je sais pas. Et si quelqu'un dit "hi everyone", bah, il se fait défoncer. Après il y a aussi des manières où vous n'avez pas le droit de mettre un band box dans votre biographie. Si vous n'avez pas au moins fait un combat type MMA, pas MMA compétition, mais en mode MMA organisé peut-être par la communauté et du coup vous êtes monté sur un ring pour vous cogner la gueule avec un mec. Si vous mettez le bond box dans votre biographie et que vous l'avez pas fait ça, vous vous faites défoncer. Ils ont plein de règles à la con comme ça, et bah du coup les gens les suivent et que quelqu'un ne les suit pas, c'était les autres membres de la communauté qui viennent l'engueuler, lui rentrer dans la gueule. Donc la police de la charia décentralisée.
Voilà. Alors autre idée dans les relations avec les autres, c'est euh ce qu'on va appeler des rituels. Euh, les rituels, ça peut être donc les rituels s'impliquent une dimension culturelle et s'implique une régularité. Euh, je vous donne un exemple. Sam Hoven, il avait un rituel dans sa communauté où dès que quelqu'un battait un milestone particulier, il disait "ring the bell", donc résonner la cloche. Pourquoi ? Parce que Sam Hoven était dans sa société qui est à lui, dès qu'il faisait une vente ou qu'il closer un gros client, disait "une cloche", quelqu'un a la cloche et donc donc donc donc et tout la boîte était en mode "yeah". C'est bizarre, mais ils aimaient bien faire ça. Et du coup, en fait, cette ce rituel de "ring the bell", euh, s'est propagé dans, dans sa communauté et donc eux ils avaient un groupe Facebook qui à l'époque, à l'époque, je dis que c'est un groupe Facebook. L'époque, je déteste, c'est un groupe Facebook. Mais à l'époque du groupe Facebook, bien dès qu'un client atteignait un milestone, il disait "les mecs, je viens de faire, je sais pas pourquoi, je viens de close, je sais pas trop quoi, Ring the bell en majuscule et tout le monde disait "bravo, machin etc". C'est un rituel. Les rencontres, les rendez-vous, les lives, c'est une forme de rituel aussi.
Donc les rituels, sans important. Euh donc qu'est-ce que vous pouvez faire vous ? Vous pouvez vous demander quelles sont les petits rituels que vous pouvez faire faire aux gens? Vous réfléchissez, quelles sont les rituels qui peuvent être faits. Euh, un nom de rituel dans le web 3, tout le monde dit GM, Good morning le matin, GM. Et les gens, ils décrivent tous GM comme des cons. C'est un rituel, mais c'est important pour eux. Les rituels, euh, le dire que le le le le souci des rituels, c'est que euh, enfin moi, moi là où j'ai du mal, c'est moi comme champion, on va dire un individualiste, un peu autiste et asocial. Juste me plier à des rituels, je supporte pas. Donc j'ai du mal en fait à rentrer dans ce délire là. Notons que ça c'est moi qui suis un peu limité, mais que la plupart des humains réagissent très favorablement aux rituels. C'est bizarre, mais les humains, ils aiment ça.
Autre concept, l'interdiction. Dans le réseau. L'interdiction, c'est bah vous prenez la phrase dans dans dans dans un fight club. La première règle du fight club, c'est on parle pas du fight club. Deuxième règle du fight club, c'est on ne parle pas du fight club. Le fait d'avoir des interdictions, fait d'avoir des tabous. C'est ce qui a construit les humains. Le fait d'avoir enfin l'interdit, même vous regardez ça anthropologiquement, ce qui rassemble les humains, c'est que les humains sont pas des, on va dire, des singes dans la nature, mais qui évoluent en tant que communauté d'humains qui se structurent, qui interagissent, qui développent du langage, c'est les tabous. Ça c'est l'ethnos. Notamment qui a travaillé là-dessus, et qui disait, voilà, il y avait certains tabous, une interdiction qui était propre à toutes les communautés humaines. Et c'est notamment la prohibition de l'inceste. Si vous prenez la la la toutes les communautés humaines que vous voulez, elles vont, je crois, toutes avoir en commun la prohibition de l'inceste. Effectivement, les les les les communautés se font donc les humains se rassemblent et donc ils font communauté. Bah c'est ce qu'on a fait communauté avant de faire société. Faire société, c'est différent de faire communauté. Communauté, il y a une idée de lien. Société, c'est plus large, plus dit que toi que ta position. L'humain. Communauté, il y a une notion de lien fort entre les membres. Dans la notion dans le mot communauté, il y a l'idée qu'une communauté est un tout qui essaie la somme des parties. La société ne l'est pas forcément.
Mais donc en tout cas, la communauté se fait autour d'interdits. Qu'est-ce qui est interdit? Bah, l'exemple qu'on a fait tout à l'heure. Moi, c'est interdit dans ma communauté d'écrire en majuscule. C'est interdit de mettre trois points d'interrogation. Un, c'est ok. Pas trop, pas quatre. Vous vous défoncer. Deux, euh, ça devient chaud. C'est interdit. C'est un interdit qui est con, parce qu'en fait, vous voyez, c'est pas, ça va, voilà. Mais c'est interdit. Et les gens connaissent tous, quasiment, ce qu'est cet interdit. Si quelqu'un commet, je dirais, le péché, de ne pas respecter cet interdit, les gens réagissent, ils sont choqués. Mais l'interdit, ça rassemble.
Action pour vous. Quelles sont les interdictions que vous pouvez vous pouvez introduire? Ça peut être l'interdiction, c'est un mot, c'est un concept, c'est une référence, c'est un comportement, de, de, c'est une pensée, de certain mindset. Vous devez introduire des interdictions.
On va maintenant voir quatre profils d'humains au sein d'une communauté. Il y a le soldat. Il y a le OG. Il y a l'officier. Et il y a les non-croyants. Alors quelque part, les non-croyants n'y sont pas forcément dans la communauté. Mais c'est important.
Les soldats, c'est les gens de base, qui sont dans la communauté, qui participent pas beaucoup, mais qui suivent, qui sont un petit peu présents, sont vraiment activité minimale. C'est le soldat. Le soldat, ce qu'il veut, le soldat, c'est être reconnu par le gourou. Ce qu'il veut, c'est qu'on lui donne des rôles. Ce qu'il veut, c'est qu'il ait des badges. Ce qu'il veut, c'est qu'il y ait de la reconnaissance, soit auprès du gourou, comme je disais, soit auprès des autres. Ce qu'il veut, voilà, c'est ça.
Donc ça, c'est le soldat. Euh, le soldat, maintenant, vous pouvez mettre même l'action que vous pouvez faire, c'est, quelle est la définition du niveau 1? Quelle est la définition du niveau d'engagement communautaire minimal? Par exemple, c'est il faut que le mec, il crée son profil. Que il organise son profil d'une certaine manière. Qu'il y ait sa bio d'une certaine manière. Ou qu'il aille éditer ses profils, par exemple, sur Twitter ou ailleurs, d'une certaine manière. Et il faut qu'il y ait rejoint l'espace membre et qu'il soit au moins présent publiquement, il dit "salut, je viens de rejoindre machin soc, je suis là". Ça, ce sont les soldats.
Alors, voilà, les soldats. Euh, voilà. Les soldats, maintenant, vous pouvez même faire un truc où le gars, avant qu'il rentre dans la communauté, vous lui demandez de se présenter en une phrase, pas vis-à-vis de la communauté, mais vis-à-vis de vous. Et du coup, une fois par semaine, une fois par mois, vous dites "bienvenue aux nouveaux entrants". Donc là, il y a un côté rituel de bienvenue, on a Bernard qui fait ça, qui est comme ça, on a Damien qui fait ça, parce que là, on a Stephanie qui fait ça, etc. Et du coup, c'est rituel de bienvenue. Tout le monde peut dire "hey salut, Shalom, bienvenue etc". Ça c'est le soldat.
Après, le deuxième profile, c'est le OG. Le OG, c'est un membre qui est actif et qui souvent a la particularité d'être là depuis longtemps. Donc il n'a pas forcément un rôle spécifique, il n'a pas forcément un statut particulier qui lui était conféré par le gourou ou les admins, mais le OG, c'est un mec qu'on va respecter parce qu'il est là depuis longtemps, c'est un pur et dur, c'est un mec, je dirais, l'existence de ce, de cette communauté, ben, de son existence est inséparable de l'existence de la communauté. C'est que si demain la communauté n'existe plus, ce mec, il est perdu. C'est que l'existence de cette communauté est nécessaire à son existence en fait. Et on a besoin. Il est là depuis longtemps, il ne peut pas vivre ça. Euh, c'est pas forcément quelqu'un qui a un rôle. J'en viens justement à l'officier.
L'officier, c'est celui qui a un rôle. C'est le gars par exemple un modérateur, c'est un officier. Modérateur, c'est écoute, tu as un rôle, c'est que tu es un des piliers, si les gens partent en couilles, boum, tu les calmes. Euh, l'officier, il a un rôle, c'est qu'en fait, il a un rôle, il a un pouvoir. En général dans une communauté, l'officier, il a aussi le pouvoir de pouvoir donner la parole, de, de bannir, bloquer temporairement ou durablement des personnes. L'officier, il a un pouvoir et une prérogative. Très bien. Le, le OG, donc le donc le OG, il a pas forcément ça. Il a peut-être éventuellement une forme de statut, parce qu'il est là depuis longtemps et on le reconnaît comme étant pur et dur, mais il n'a pas forcément de pouvoir sur les autres. D'accord.
Donc le soldat, le OG, l'officier. Donc l'officier, il a un pouvoir. L'officier, il est respecté, l'officier a priori il a été validé par le gourou. L'officier, a priori, c'est quelqu'un qui a un contact direct avec le gourou. Parce qu'il prend ses ordres directement auprès du gourou. Donc parce que l'officier a un contact direct avec le gourou, on respecte l'officier parce que quelque part, on voudrait être un officier parce que si l'officier a un rapport avec le gourou, bah peut-être que je vais me dire pour avoir un rapport avec le gourou, il faut que je devienne officier. Donc bah, j'ai du respect pour l'officier parce qu'il a ce que je voudrais avoir. Et c'est ça, et c'est, c'est. OK. Donc l'officier, voilà. Une grande difficulté avec les officiers, ce que je vous dis là, et est, et est, est social. C'est l'officier en général, il faut éviter qu'il ait une dimension financière. À la limite, un modérateur, vous lui faites un petit billet, etc. Mais l'officier ne doit pas avoir de dimension financière. L'officier ne doit pas avoir la possibilité de vendre des choses à la communauté. Sinon, ce qui se passe, c'est que tôt ou tard, les mecs vont se mettre à vous trahir. Tôt ou tard, ils vont se dire "putain, en fait, si j'ai un produit à vendre, l'erreur c'est vous dites "ok, tu es officier et tu as le droit d'avoir un produit et de temps en temps, on pourra en offrir ton produit". Et là en fait, vous allez attirer des parasites. Et des parasites sophistiqués. Il y a des gens qui vont vous sucer la bite, qui vont être des bons soldats, qui vont faire tout faire comme il faut, qui vont vous draguer, que pour juste à un moment donné être nommé officier. Une fois que vous allez transférer votre crédibilité, votre autorité, cette personne, bah les gens vont suivre cette personne un peu aveuglément. Et là, le psychopathe ou le parasite, il va détourner l'audience du gourou vers lui, vers ses canaux à lui, voire vers sa propre communauté à lui, voire créer sa propre communauté, son propre groupe, et tout. Ah oui, mais j'ai vu ça tellement de fois, putain. Et il va dire "tiens, je vais pouvoir leur vendre de la merde. Je vais pouvoir leur vendre des trucs, je peux faire du business". Je peux faire du business sur cette communauté.
Donc l'officier, ça demande une certaine probité. Ça demande qu'on puisse toujours en situation de pouvoir le dégager et le bloquer et le bannir et le sortir de la communauté. Ça demande que vous instituiez un truc où le mec n'est pas là pour vendre quelque chose, il n'est pas là pour prendre de la tune. Il n'est pas là pour du business. Il n'est pas là pour faire du business sur cette communauté. S'il commence à vendre des trucs dans la communauté, vous le dégager. Vous imaginez même pas le nombre de communautés qui sont flinguer comme ça. Pour, bien j'ai un mec qui a des prérogatives. Donc du coup les gens lui font confiance. Et du coup, il a accès à moi. Comme il a accès à moi, bah et que moi du coup, j'ai une prérogative. Les gens la connaissent, ils se disent "bah si le gourou fait confiance à ce mec, je peux faire confiance à ce mec". Bah oui, ils font, ils font. Si quelque chose à vendre, c'est que le gourou est d'accord. C'est que le gourou pense que c'est un bon produit. C'est que le gourou le valide. Et donc je jette un peu aveuglément. Ça me soûle, ça t'a souvent comme ça, malheureusement. Il abîme. Le mec qui se met à scanner, à sa merde. Et euh, bien c'est pour ça que tout à l'heure, vous me verrez dire que j'aime pas le mot communauté, que je que je suis un peu anti communauté. Parce qu'en fait, assez inlassablement, dès qu'on structure, une communauté, elle a besoin d'officier. La communauté, elle a besoin de soldats, elle a besoin d'OGi, elle a besoin d'officier. Elle en a besoin. C'est vraiment nécessaire. Or, bah, neuf fois sur dix, l'officier, il fait pas de la merde. Et une des manières à ce qu'il fasse pas de la merde, c'est de bien les sélectionner, toujours être en capacité de les virer et de les excommunier publiquement pour détruire leur statut et signifier à tout le monde que, putain, la confiance que je lui ai accordé n'existe plus et que c'est pas graduel ou binaires. C'est oui, non, un, zéro, blanc, noir. C'est pas gris et tiède. C'est binaire. Donc il faut être en mesure de, et sans débarrasser, et surtout bien s'assurer que on n'est pas là pour une dimension monétaire. On n'est pas là pour faire du business sur la communauté. On est là pour aider le gourou à accomplir une vision, un projet, une mission. D'accord.
Donc la quatrième catégorie d'individus, ce sont les non-croyants. Les non-croyants, a priori, ils existent beaucoup en perception et ils sont très rarement présents dans la communauté. Euh, les non-croyants ont différentes attitudes. Soit on les voit comme des ennemis à abattre. Ça s'appelle la vision matricielle. Toute personne qui est pas sortie de la matrice est un ennemi potentiel, est un agent potentiel de la matrice. C'est Morpheus qui expliquait ça à Néo. Euh, donc soit il y a genre, ce sont des, des, des, des ennemis de danger. Euh, après est-ce que cet ennemi nécessite une violence contre lui ou pas, un mépris ou pas. Bon, voilà. Après, il y a la vision plus de prosélytisme. C'est le non-croyant et quelqu'un que on doit aider à devenir un croyant. D'accord. Soit il y a une vision entre les deux. C'est le mec, il est il est pas encore croyant, potentiellement dangereux. On doit le pousser à être croyant. S'il veut pas, on le but. Ça c'est, ce qu'on fait beaucoup de religions pendant très longtemps. Et en vrai, ça a plutôt bien marché en termes d'expansion de la religion. On peut dire ce qu'on veut, mais c'est un mécanisme qui a bien fonctionné. Je vous pousse pas à la violence évidemment. Ok. On analyse un peu à travers le temps les dynamiques des humains.
Donc finalement le le non-croyant, il est très important au sein d'une communauté parce que ça t'a mené à séparer eux, donc nous contre eux. Très bien. Donc une logique d'opposition. Nous, on est l'ensemble autour de la valeur d'une mission, d'un gourou, d'un prophète etc. Et des autres, bah en fait, nous on se définit par rapport à ça, on se définit en opposition par rapport aux autres. Souvent en fait, on se définit, en fait, l'inclusion implique l'exclusion. C'est pour ça qu'il y a quand les gens parlent "ouais, on attend une société inclusive". Ça n'a aucun sens. Parce qu'en fait, l'inclusion se fait grâce à l'exclusion. On peut être inclusif, parce qu'on définit qui on est et qui on accepte, et qui on accepte pas. Il y a pas d'inclusion sans exclusion, et du coup, il y a pas de, je dirais, d'ordre sans chaos. Pour que l'ordre soit un concept qui est du sens, le chaos doit exister. L'inclusion ne peut pas exister sans exclusion. Euh, donc eux, bah, je t'ai dit, donc nous par rapport aux autres. Donc on peut avoir ce rapport là, ça renforce, je dirais, les liens. Donc en fait, le fait de brandir le non-croyant, c'est aussi un levier marketing. C'est "hé, tu veux pas être un putain de couffard? Tu veux pas être un brooky? Tu veux pas être un NPC? Ou un autre, un PNJ? Et bien sois dans le produit". Et dans le produit, on rappelle tout le temps "les mecs, on n'est pas des PNJ, on n'est pas des machins". Donc on se rassemble, on se refédère chaque jour autour du fait que on est ce qu'on est, en opposition à ce qu'on n'est pas.
On pourrait rajouter un quatrième catégorie d'humains, ce sont les lâches. Les lâches, ce sont ceux qui quittent le navire. Ce sont ceux qui aient parti de la communauté, ou des croyants par exemple, et qui après l'avoir été, quittent le produit. Euh, qui ne, qui ne, ils sont pas retenus. Donc il y a pas eu de rétention pour ces clients là. Et on peut aussi ironiser, mépriser, faire des blagues etc. sur les gens qui quittent le navire. Euh, par exemple, vous pouvez dire voilà, bah vous pouvez dire voilà, il y a, je sais pas, Kevin qui nous a quitté. Kevin va rejoindre la rat race, c'est le MacDo, on aura tout le temps de revoir à Kevin. Et du coup le mec qui dit "bah attends, j'ai pas envie d'arrêter mon abonnement, parce que j'ai vu qu'ils foutent tous de ma gueule". Donc ça ce sont les lâches.
Alors. Dans la notion de gouvernance, dans la notion de communauté, il y a la notion de gouvernance. La notion de gouvernance, c'est un sujet qui est très, on va dire, crypto-friendly, c'est l'idée que voilà, on va mettre en place un pouvoir de décision communautaire. On va engager la participation des membres pour prendre, pour avancer collectivement, individuellement et collectivement. Euh, ça peut être très minimal, ça peut être juste, on demande des feedbacks, on peut faire des sondages, vous préférez tel design, tel design, vous voulez le prochain live parle plus de ça, ou plus de ça. Ce sont des choses importantes. Le pouvoir de décision, le pouvoir de gouvernance sont importants. Dans certains projets crypto, on va encore plus loin, où finalement 100% des décisions sont faites par la gouvernance. Ça s'appelle un DAO, Decentralized Autonomous Organization. Vous prenez un projet que j'adore, ça s'appelle Nouns.wtf, Nouns, N. O. N. U. S. .wtf. Nouns.wtf, le principe est simple. Tous les jours, il y a un NFT qui est mis en vente aux enchères. 100% de l'argent de l'enchère va dans un trust, dans un en un common wallet, un wallet commun. Et n'importe quel mouvement d'argent, tout ce qui va être fait avec cet argent est voté par la communauté. Donc n'importe quel membre, n'importe quelle personne qui détient un NFT peut faire une proposition. Vous pouvez arriver et dire je propose que euh, on utilise 1 million pour faire je sais pas trop quoi. Et après les gens qui ont un NFT, ils votent, et plus tu as de NFT, plus tu as un pouvoir de vote. Et tout est décidé comme ça. La gouvernance, ça joue énormément sur la rétention. La gouvernance, c'est si ça donne l'information euh, à la personne, enfin aux membres qu'ils comptent. C'est, les gens ne comptent pas. Euh, je dirais, on vit une démocratie, enfin, démocratie, grosses guillemets. Vous votez pour un truc, et un mec qui se fait élire, vous c'est pas trop comment ni pourquoi. Et il fait l'inverse. Euh, on fait un référendum, on dit "ouais non, bah, on se casse, on fait l'inverse". Que des millions de personnes. 1 million de personnes dans la rue qui protestent. Tout le monde s'en bat les couilles. Vous êtes au boulot, vous avez une idée, on a rien à foutre. J'ai un pote qui il y a très longtemps, quand je te pèpait pas. Il avait fait, lui a fait un stage dans une mairie. Dans une mairie, je crois d'un, je crois que c'était le, c'était un arrondissement de Paris. Et donc il était stagiaire dans la mairie de je sais pas quoi, de je sais pas quel arrondissement. Et en tant que stagiaire, une partie de son boulot, c'était tous les jours, de prendre la boîte à idées, parce qu'il y a une boîte à idées où les citoyens pouvaient mettre des idées. Vous avez, mettre une idée, ouais, je voudrais que je sais pas quoi, qu'on met des arbres, je sais pas quoi, peu importe. Et lui, son job, c'était tous les jours, genre 17h. Il allait prendre la boîte à idées, hop, et elle enlevait, tu vois, il la prenait. Il allait trouver la poubelle, pouf, et la poubelle. Remettre la boîte. Une fois par jour. Ouais. Euh c'est ça la démocratie. C'est pas ça qu'on paye des taxes. Et euh, et le les gens en fait ne comptent pas. Personne ne les écoute. Leur femme ne les écoute pas, leur chien à voix à qui on dit pas à bouler. Euh, leur employeur n'a rien à foutre. Les gens ne comptent pas. Leur voix ne compte pas. Et ils le savent. Et ils en souffrent. Et c'est naturel qu'ils en souffrent. Si dans votre produit, les gens ont un pouvoir de décision, un pouvoir de gouvernance qui vote, qui sont écoutés. Bah c'est pas mal. C'est même énorme en fait. Et ça a créé un sentiment de "cet endroit, cette communauté, ce projet, je compte". Au boulot, je compte pas. Ma femme, elle m'écoute pas. Mon chien m'écoute pas. Mais gamins, ils se foutent de ma gueule. Euh quand je vote pour la démocratie, à l'état, l'état fait l'inverse de ce que je veux systématiquement. Par contre, quand je vis, quand je me connecte en ligne ici, ma voix compte. Et ça, putain, c'est puissant. Putain, c'est puissant. Et ça peut être vraiment si vous n'avez pas forcément confiance dans l'humanité, faites-les prendre des décisions dont vous vous en battez les couilles. Faites-les prendre des décisions sur un logo, sur une couleur, sur un sujet de newsletter ou de machin, le bidule. Euh, faites-les prendre des décisions là-dessus. C'est super important. Et décisions qui sont sans risque. Si c'est en mode "est-ce qu'on double le prix du produit?". Non. Ça, vous les laissez pas décider. Ok? C'est un peu trop tôt. Mais un logo, une connerie, un machin. Faites-les voter. Faites-les gouverner. Faites-leur comprendre que leur voix, elle compte. Que ici, ils sont respectés. C'est important. Voilà. C'était. Ça c'est un point obligatoire. Euh, c'était la rétention à travers la relation avec les autres membres.
Notes du cours
00:55 - La communauté
08:11 - L'interdiction
10:30 - Les 5 profils
21:00 - La gouvernance
Il faut créer du lien entre les gens (cf. “loi de Metcalf”).
Ce n’est pas juste du top-down c’est de l’horizontal et du bottom-up. Tout le monde doit pouvoir parler avec tout le monde. Et pas seulement avec le gourou.
Créer un espace communautaire
Demander aux membres de se présenter dans l’espace communautaire.
Demander aux membres de se suivre entre eux (Le Follow-Réciproque)
Organiser des rencontres telles que des meet ups, des salons vocaux (Twitter Space ou Discord), des appels vidéos…
Poser un Vocabulaire : “FDPH” par exemple. S’assurer aussi que les gens le comprennent.
Créer des rendez-vous physiques ou digitaux sur une base régulière est très important.
Il faut créer des habitudes individuelles ou collectives (ex: R-X 1.0 avec les lives tous les mercredis soirs). Il ne faut pas non plus oublier de célébrer les victoires collectives ou individuelles (cf. Sam Ovens “Ring The Bell”)
Il s’agit d’interdire les membres de parler, de partager ou d’évoquer quelque chose en particulier.
Cf. “La première règle du Fight Club est qu’on ne parle pas du Fight Club”.
Définir des Codes : Biographie, image, photo, … (ex: War Room).
Profil 1 : Les Soldats / La Reconnaissance : ce sont ceux qui partagent leurs résultats auprès de la communauté. Ils apprécient être reconnu par le gourou. On peut donner des prérogatives, des rôles, des badges (Discord) aux membres les plus actifs.
Définir un système de Badge et de rôles et en attribuer aux soldats.
Profil 2 : Les OG : membre actif mais pas encore Officier.
Mettre en place le tableau des OG.
Profil 3 : Les Officiers
Sélectionner des membres, des talents, pour leur donner un rôle (attention aux psychopathes). Ça ne doit PAS être monétaire. Ils ne doivent pas gagner d’argent. Ils ont de facto une autorité ou un pouvoir.
La Sélection des Officiers.
Profil 4 : Les Non Croyants : “Eux vs. Nous”. Les kouffar.
Profil 5 : Les lâches
Ce sont ceux qui quittent le membership.
Vous pouvez ironiser sur ces personnes comme le fait Andrew Tate ou les interdire de revenir.
C’est une idée “très crypto”. Elle vient de l’idée des DAO, (ex: Aave, Nouns.wtf) … On donne un pouvoir de décision à la communauté.
Annoncer ce qui a été fait sur une base régulière.
Mettre en place un process régulier (mail, message Telegram…) pour annoncer aux membres ce qui a été fait sur une période donnée.
Avoir des échéances collectives est très pertinent.
Faire des sondages, des votes sur des décisions mineures au début puis plus importantes par la suite.
Créer et publier une roadmap stimulante et claire dans l’espace communautaire.