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RÉMI - PARLONS LONG TERME

Tugan Maxi
Résumé
* Privilégiez les investissements pérennes générant du cash-flow plutôt que la recherche de croissance spéculative ou la valorisation à court terme.
* Évitez les indices comme le Nasdaq qui sont axés sur la croissance et sujets à une forte volatilité due aux futures prévisions.
* Concentrez-vous sur des entreprises ayant un bon rendement sur le capital, moins valorisées par le marché et susceptibles de rester pertinentes sur le long terme (plus de 20 ans).
* Ne réinvestissez pas systématiquement tous les bénéfices dans la croissance d'une entreprise ; sécurisez une partie du cash-flow.
* Pour les investissements, visez le long terme (minimum 20 ans) en analysant la pérennité des actifs (ex: la durée de vie des réserves de charbon).
* Commencez par des investissements basiques et diversifiés comme des ETFs sur le S&P 500, puis affinez selon votre tolérance au risque et vos objectifs.
* La diversification sectorielle et géographique est cruciale. Le niveau 2 consiste à diversifier au-delà d'un seul indice type S&P 500.
* Le niveau 3 consiste à sélectionner des actions individuelles pour mieux cibler des objectifs de rentes, de croissance ou d'antifragilité.
Transcript complet
Bonjour les enfants. Aujourd'hui, on a un invité, c'est Remy de la chaîne YouTube parlons long terme. On va parler des investissements sur plusieurs. Deux hypothèses principales, c'est l'hypothèse selon laquelle vous voulez pas toucher au Bitcoin. Ce qui est ce qui est ce qui est 40 fois à toi. Et l'hypothèse, un peu en mode, OK, je fais du cash flow sur internet. Je sors quelques milliers d'euros par mois de profit, tu vois, après réinvestissement pour le développement du business. Et dans quoi je le parque, en fait. Tu vois, donc en fait, on va, on va pas mal essayer de parler tous les deux à bah, des gens en fait comme ça, quoi. C'est donc, on n'est pas forcément sur un public, tu vois, de boomers qui ont trois baraques, un PEA rien rempli et une retraite assurée parce que parce que pour il y aura une retraite. On est plus, tu vois, sur notre génération à nous. Voilà. Bah, d'ailleurs, je pose pas de génération, tu peux tu peux te présenter en deux mots ou pour pour ceux qui connaissent pas encore. Du coup, Remy de Touche Pas Mes Couilles. Qu'est-ce qui du nom ? Initialement, je suis ingénieur de formation, aujourd'hui, je suis conseiller en gestion de patrimoine indépendant, accrédité par l'autorité des marchés financiers tout de même. Je dirige deux sociétés, parlons long terme OU, qui est une boîte en Estonie où dans laquelle on fait du conseil en gestion de patrimoine indépendant. On vend des analyses à des fonds, entre autres, et on accompagne aussi des entrepreneurs en situation d'exil pour placer leur capital en bourse à long terme. Et je produis également de la formation en ligne en présentiel et je dirige aussi une boîte de logiciel qui s'appelle Value Investing Trainer, dans laquelle on a un, ben, une qui s'appelle Value Investing Trainer qui est un qui est un logiciel qui permet de dénicher en suivant des critères comptables des actions de qualité partout dans le monde. Dans un plaquement de doigt. On peut enfin, une démo en live. Enfin, toi, de ton côté. Ouais, bien sûr, avec avec plaisir. OK, tout à fait. Pourquoi ne pas investir dans le Nasdaq ? Commençons par là. Très bien. Statistiquement, les boîtes qui ont eu les boîtes qui ont trois années de croissance de chiffre d'affaires consécutif sont consensus ou même à niveau leur bénéfice sont statistiquement moins bonnes parce qu'en fait, tu le marché va va fixer un prix par rapport à un previsional, ce qu'on appelle en économie un discompté free cash flow, et du coup, on va, on va prédire la croissance future et on va précesser une boîte par rapport à sa croissance future potentielle. Donc, il suffit que son chiffre d'affaires baisse un tout petit peu pour qu'elle se fasse sa vie au niveau des marchés. Et le Nasdaq, d'une manière générale, et bien propose, c'est un indice qui propose des entreprises technologiques de croissance qui sont régulièrement détruites. Et la croissance attire aussi de la surévaluation parce que c'est sexy. Moi, ce qui est sexy, je m'en fous, mon but c'est pas d'aller vers de la croissance. Mon but, c'est d'aller vers des choses qui ont rendement sur le capital et qui existeront encore dans 20 ans. Et statistiquement, encore une fois, les boîtes qui sont controversées, qui ont un bon rendement sur le capital et qu'on achète peu cher par rapport à leur bénéfice, rapportent plus d'argent sur du long terme, mais c'est pour ça que je vais plutôt vers des boîtes euh bien qui qui qui que le marché Price Man chez tout simplement. Et de manière générale, si tu vas bien évidemment, si tu fais de l'immobilier, c'est plus c'est plus sexy de dire je vais faire de l'immobilier à Dubaï et cetera. Mais tu es beaucoup plus sujet à un risque de bille. Alors que si tu fais de l'immobilier, là, c'est bien statistiquement, tu peux aller vers des trucs bien plus rentables. Et mon but, c'est pas aller du tout vers des trucs sexy. Je suis très content du caractère sexy de mon activité actuelle. Mon but pour ce qui est du placement de mon, c'est de le mettre sur des trucs qui vont me rapporter de l'argent d'une manière extrêmement pérenne. Tu vois, on dit que j'ai une vision relativement aristocratique de ma gestion de mon patrimoine. Mon but, c'est de faire des rentes, c'est pas du tout de de de de prendre plus de risques que ce que je n'en prends déjà dans le cadre de mon activité. L'argent, moi, c'est ce que j'appelle enfin, d'un côté plus business opérationnel, profit versus prestige, quoi. C'est pas chercher ce qui apporte la reconnaissance sociale. Ah, mon fils, il fait je sais pas trop quoi, c'est juste, est-ce que ça fait rentrer du cash ou pas ? Donc, c'est un peu la même logique, quoi. Stupide, tu as un truc paradoxal. Tu as un truc quand même paradoxal là-dedans, c'est que tu prêches ça, mais finalement, tu risques, tu as forcément du coup une situation qui est la suivante, et je vais la décrire, tu vas me dire si c'est quelque chose que tu que tu vois chez tes étudiants. Qui qui serait le cas d'un business dans lequel le gaz serait rentable et donc qu'il réinvestirait tous ces bénéfices dans sa croissance. Parce que c'est des choses qui arrivent. Oui. En faisant ça, le gars soit joue un game de valorisation, ce qui est complètement débile dans une industrie qui n'est pas sujette à un à de potentiels l'exil soit joue un game encore plus dangereux qui est le gambling de se rendre du coup dans un casino géant, où le casino, c'est méta et qui ramasse finalement toutes tes bénéfices quoi. Alors que finalement, si tu es dans une dynamique où tu as, où tu es sur un business à cash flow, utilise une partie de ton cash flow pour le sécuriser. Sinon, tu crameras tout ton cash flow dans ta croissance, et il va de toute façon, à terme, ne vaudra rien. Petit truc, quand tu utilises les mots anglophones techniques, peut-être juste parle plus lentement et c'est ce qu'il veut dire par exit, le fait de revendre sa boîte. Avant, tu as dit discute cash flow, truc comme ça. Oui, ça viendra, mais c'est peut-être un peu abrupt pour pour ceux qui sont pas trop. C'est moi, j'ai vu ça sur trois PDF à l'époque où j'étais chassée, mais ça s'est arrêté là quoi, même pour moi quoi. Ouais, effectivement, c'est un point important. Je dois donner un exemple aux gens. Moi, j'ai eu un business où on avait fabriqué jusqu'à 2000, pas 2000, 240 000 euros de MRR par mois. En réinvestissant, en réinvestissant, en réinvestissant. On a dit voilà, on va réinvestir jusqu'à l'été. Et à partir de l'été, on met zéro tune d'acquisition, et on attend que ça redescende et en fait, on se prend la croissance et on fait que de la marge. 240 000 tous les mois, puis 240 000, puis 220, puis 219. Et donc en fait, on a on a près à pris quasiment zéro tune sur quasiment je sais pas 8 neuf mois de croissance, on a tout réinvesti en croissance justement dans le dans donc méta, donc Facebook, donc enfin ce que tu décris comme une casino. Et au moment où on s'est dit OK, maintenant, pay day, mais plus aucun sou pour acquisition, que ce soit support client, enfin, support client, la site, drive, etc. Et en fait, on n'a jamais touché la tune. Alors c'est vrai que si on avait tech profit, tu vois, qu'on ait pris du profit middle avant de côté et qu'on l'ait parké sur justement d'autres sources de cash flow, on va dire on va dire le cash flow aristocratique quoi. Donc l'idée, c'est chiant mais ça rapporte et ça peut rapporter sur très longtemps. Ton horizon de temps, c'est combien de temps toi ? Minimum 20 ans. Liam 20 ans. OK. On prend une position si si j'ai pas prévu de rester actionnaire de l'entreprise en question sur sur long terme. OK, super intéressant. C'est pas mal ça. Le cash flow cash flow royaliste. Ouais, ça pose des problèmes parce que quand on a investi dans le charbon en Chine, du coup, il faut savoir si la mine a assez de charbon pour tenir 20 ans, tu vois. Tu fais ? Tu fais ? Tu poses de questions. Bien sûr. Et ça c'est dans les rapports annuels, truc que j'ai pas d'ailleurs régulièrement. Et donc, le mec qui est là, tu vois, on prend le type qui a casé ces programmes, donc il gagne de l'argent, normal, et metttons qu'on soit un peu à rentrer, il sort trois cas, il sort je sais pas même trois après avoir un peu réinvesti dans sa croissance et en vivant convenablement, il sort allé entre trois et cinq cas de profit par mois. Tu ferais quoi toi comme stratégie ? en gros, ça c'est les grandes thèses d'actifs sur 20 ans. Donc vous avez le cash qui à partir du moment où c'est effet de l'italo, ben sur trouve à diminuer de à vue d'œil parce que on imprime plus d'argent qu'on qu'on qu'on détruit. Il y a l'or qui a une performance relativement flat, qui est positif par rapport auquel, bien évidemment, mais flat parce que ça ne produit pas de valeur ajoutée et un actif ne produisant pas de valeur ajoutée à terme n'a pas de croissance. Et ensuite, les obligations, qui sont des titres de dette sur lesquels le rendement est finalement proportionnel à l'intérêt que que l'émetteur perçoit. Ensuite, il y a les actions qui donc sont cette courbe là, on est sur une performance moyenne, inflation déduite de 6,7 % par an, qui passe globalement l'évolution de l'économie depuis 200 ans. L'étape un, selon moi, c'est de faire le choix de placer déjà de cette courbe là à cette courbe là. Ouais. Et et cette étape là, elle se passe déjà, elle se passe déjà en fait en via un ETF qu'on en assemblant le S&P 500 d'une manière extrêmement basique. Déjà, tu déjà, tu tu fais tu passes le cap, tu ouvres un compte interactive broker, tu vis la volatilité associée. Enfin, la pire des situations, la pire des situations, c'est celle dans laquelle certains de parce que si j'existe aujourd'hui en tant que professionnel, parce que des c'est parce que les gens sont pas posé cette question jusqu'à leur 45 ans. Et et à ce moment-là, lorsque tu poses la question à 45 ans et que tu as vraiment du budget à mettre, ça te coûte cher de poser cette question. Et donc, je pense que l'étape un, c'est déjà de mettre le pied à l'étrier, acheter un truc très basique. Ça, c'est le niveau zéro. S&P 500, par exemple. Je pense que les entreprises sont un peu. Ouais, c'est bon. Ouais, ouais, je t'entends, ça t'entend. Ouais. S&P 500, éventuellement un truc un petit peu, peut-être un truc un petit peu mieux, si tu peux prendre un indice de Vanguard, value, ça peut être, ça peut être des Vanguard value trust, ça peut faire, peut être un petit peu mieux, mais dans tous les cas, tu auras les problématiques des indices, donc sur concentration, ce genre de choses. Tu es quand même en fait, un indice, tu seras de toute façon exposé à des risques systémiques, du manière plus importante que la moyenne. C'est à dire que un indice te fait défoncer. Face à un signe noir. Ça, ça c'est véridique. Ceci étant dit, déjà, tu as fait l'effort de d'exposer une partie de tes profits. Pourquoi un indice se fait exploser si c'est un risque systémique versus juste détenir des stocks. Tu peux expliquer le risque inhérent. J'ai vu des vidéos là-dessus, mais c'est un Zex technique. Bah, alors, le premier point, si tu regardes l'S&P 500 aujourd'hui, il est hyper concentré sur certaines industries. Typiquement l'industrie technologique. je vais pas partager un autre graphique. un graphique de la Banque Nationale du Canada à ce sujet qui est assez intéressant. Est-ce que tu vois mon écran ? Je vois l'écran. Attends, mais d'ailleurs, je l'ai en version française aussi. pour les pour les auditeurs. Ce graphique, ça te dit globalement quel secteur performe les cycles contraction, extension. Je te refais le schéma, on est en 2008, entre 2008 et 2013, BMW, même Renault, plus 300 %. L'industrie des transports performe entre un cycle de contraction et un cycle d'extension lors de la reprise. Small caps value d'ailleurs aussi. Après, c'est technologie, mais c'est vrai que Google, etc., se sont très bien portées entre 2015 et 2020. Et avant ça, ils avaient il a fallu continuer à 20 ans, c'est dire que tu 2002 avant qu'il performe. Bref, là, ils sont bien performé. Après ça, on a commencé à taper un petit peu trop dans les matières. Matières premières donc Nvidia et tout, on commençait à bien se porter. Toutes les toutes ce qui était associé aux terres rares, c'est bien porté. Et ensuite, l'énergie. Ce graphique, il a il a il a 20 ans, le paix, celui-là, mais celui dont il extrait. Et ensuite, l'énergie qui performe. C'est l'actualité. Et après l'énergie, c'est les métaux précieux, ce qui est et bien le cas, ce moment-ci. Euh d'ailleurs. Ensuite, on arrive en phase de récession. Donc là, il y a tout ce qui est plutôt produit de consommation de base et santé. Tu arrives en grosse contraction économique, là, le seul truc qui te sauve, c'est les utilities. Gestion des déchets, gestion de l'eau, et que tu repars pour un, tu repars pour un tour. Mon but, et donc ça, c'est finalement un niveau, le niveau un, c'est le S&P 500, qui est risqué parce que il est mal diversifié géographiquement, il est mal diversifié sectoriellement. Le niveau deux, de base, ça serait prendre des indices, des ETF toujours et faire un petit peu plus d'attention à sa répartition géographique et sectorielle. Tu vas te prendre les utilities en Asie, tu vas te prendre des transports euh en en tu vas te prendre des transports, dire en Europe, ailleurs. Tu prends des trucs un petit peu partout avec des ETF et déjà, tu tu tu tu tu tu peux arriver et tu fais aussi du assetizing. C'est dire que tu ne vas pas uniquement que vers des grosses capitalisations, tu vas aussi vers des petites capitalisations qui sont statistiquement plus efficientes et sur lesquelles qui sont un petit peu moins sujettes au risque systémique. Sachant qu'il y a risque systémique aussi, aujourd'hui, des boîtes comme Apple, etc., sont sont sont sont donc l'actionnariat est à 100 % composé d'institutionnels. Si ces institutionnels se font défoncer par des problématiques de monopole, par des problématiques de de de de de bonnettes, de de de liquidité, comme on a l'actuelle, voire même pire, de solvabilité, ils se retirent. Et là, c'est des et là, c'est des fuites extrêmement violentes pour ces boîtes qui sont blindées d'institutionnel et vaut mieux aller vers des boîtes comme des small caps qui sont encore dans les bases actionnariales sont composées notamment des fondateurs qui partiront pas du jour au lendemain, que sur des boîtes qui sont uniquement composé de Goldman Sachs au board. Donc, voilà, ça c'est les raisons. Et donc le niveau deux, ça serait de ça serait d'aller sur sur une répartition un petit peu plus répartie en matière de taille d'actifs, de secteur et de zone géographique, bien évidemment. OK. Et le niveau trois, c'est d'aller directement, finalement, choisir ses actions. Et en choisissant ses actions, on peut réellement aller chercher plus de performance et composer également un portefeuille qui correspond bien plus à des objectifs, soit de rente en matière de dividendes, soit de croissance du capital, soit même d'antifragilité, selon les objectifs. Moi, j'ai une question, c'est sur ce cycle qui est qui est super intéressant avec le graphique. Est-ce que du coup, ça implique d'avoir une gestion assez active du truc ou tu dis OK, alors là, on est plus sur le fait de passer de fin de croissance à début de récession, donc je vais prendre un peu moins de deux d'actions, enfin, deux ETF dans l'EQ, et plus de ETF dans dans je dirais la collecte des déchets, je sais pas trop quoi. Et du coup, finalement, entre guillemets, enfin, moi, mon avatar, il a pas je sais pas s'il a le temps de se faire chier avec ça ou de se passionner pour ça. Euh, tu sais, est-ce que et est-ce que pour est-ce que quand tu achètes pour 20 ans, du coup, tu es en fait, tu fais fi de ce graphique. OK. Ça, il y a de la demande. Euh, et donc du coup, sur 20 piges, je suis bien et tu tu tu tu tu tu abstraies de ce graphique ou pas ? Ah, tu me dis, mais les gars n'ont pas le temps de s'occuper de de. Ah oui, excuse-moi. Oui, du graphique. Euh, moi non plus. Et et si quelqu'un commence à s'attarder sur quelles sont les prochains secteurs qui performent globalement partout en courant, c'est que personne ne le sait, quoi. On peut pas prédire un Covid-19, on peut pas prédire les conséquences de l'inflation actuelle. Est-ce que ça comment ? COVID-19. Il y en a certains qui savaient. Je sais pas. Mais bon, tu aurais des complots. Ouais, non, mais d'accord. Mais en fait, il y a plein de trucs qu'on peut pas prédire. Enfin, tu peux pas prédire en septembre, enfin, d'ailleurs, on peut savoir, mais je peux pas prédire. Qu'est-ce que tu veux ? Je dis pas que je peux prédire. Je sais pas. OK. Tu peux pas prédire un effondrement des actionnaires que tu peux pas prédire un exemple d'un truc qu'on peut pas prédire qui est statistiquement énorme chance d'arriver au compte 5 ans, quoi. Tu ne peux pas prédire le prochain accident du cœur de grande ampleur. Par contre, le lieu où ça pètera un durera une un effondrement du capital aux alentours. C'est dire que si tu as tout ton immobilier à Lille, parce que tu fais de l'immobilier et que tu as impression que c'est sécur et qu'à 5h du nucléaire à côté, ça pète, tu perds tout. Et ça c'est ou tout on surestime le risque à court terme que la Russie envahit la Pologne. Par contre, on sous-estime complètement le risque à long terme associé au fait qu'on a truffé la planète de centrales nucléaires et que statistiquement, tu connais enfin, en 50 ans, on a eu deux accidents nucléaires de grande ampleur. On a produit le double de centrales nucléaires que ce qui est des 50 ans. Voilà, c'est des choses qui peuvent arriver. Sans compter le risque de terroriste associé. Et de ce point de vue-là, en fait, des risques, tu en as tu en as beaucoup, je me suis garré sur ce point-là, et donc le point, c'est que je ne peux pas du tout prévenir de quoi sera fait demain. Et mon rôle, c'est absolument pas de prédire l'avenir, que ce soit pour moi ou pour mes clients. Mon rôle, c'est de dire quel que soit la vague qui qui nous arrive dans la gueule, on a construit un radeau qui nous maintiendra au-dessus de l'eau. Donc moi, lorsque je prends une position, en fait, je prends une position pas du tout dans. Comment dire ? Exemple, des exemples et juste ce qu'il faut, je crois que les preceptes disaient Newton. En 2021, j'étais le seul à dire à mes clients, allez sur l'énergie. Résultat, tu as une crise en Ukraine, je peux vous voulez pas prédire ça. Je personne pour te dire qu'aller se passer ça, par contre, je suis le mec qui disait et 10 % ton portefeuille sur l'énergie parce qu'en fait, c'est futile. Enfin, c'est fucking utile dans le cas d'une d'un journal d'une qui est d'ailleurs, qui était d'ailleurs relativement probable pour le coup, sachant qu'on a complètement sous-investi les énergies fossiles au profit des énergies renouvelables au cours des 15 dernières années, alors que notre demande augmente à ce niveau. Bref, mais donc on a on avait des une partie de nos portefeuilles explosé à 10 %, enfin en gros, 10 % de nos portefeuilles était sur l'énergie. Tout le reste de nos portefeuilles se sont fait sabrer à la régulière comme le reste du marché, par contre, la partie énergie a fait fois deux. Donc résultat, sur l'année dernière, j'ai mis un spread de entre 15 et 20 points au benchmark, quoi. Le spread par rapport au benchmark. J'ai, en gros, lorsque tu évalues la performance d'un portefeuille, tu l'évalues par rapport au marché. C'est à dire que l'année dernière, le marché a fait moins 19 %. On l'a vu statistiquement sur sur ces temps, enfin sur 200 ans, il fait 6,7 % inflation déduit. Donc tu as environ à 9 inflation inclus. Donc si tu fais constamment trois points de plus par rapport au marché, donc si l'année dernière, tu fais tu fais 16, enfin tu fais moins 16, bah en fait, tu peux te féliciter. Parce que ta performance par rapport au marché est de plus. Tu as personne qui peut te promettre un disc de à part Matoff. Et donc l'idée, c'est de constamment en fait, de changer ton référentiel et de savoir à quoi tu compares pour évaluer ta bonne performance. Et nous l'année dernière, on avait des portefeuilles qui étaient entre moins 5 et 5 %. Donc en fait, on avait un très très gros différentiel par rapport au marché, ce qu'on appelle un spread ou un alpha, voilà. Et c'est et c'est là-dessus que tu que tu juges réellement la performance d'un gestionnaire. C'est sur l'alpha qui met donc c'est sur faire sur le différentiel qu'il y a entre sa performance et la performance du marché. Et ce qui te permet d'avoir de gros différentiels, c'est justement d'anticiper entre guillemets quel est le prochain secteur qui va péter. Moi, j'anticipe pas, je suis juste exposé à tous les secteurs, de manière proportionnelle. OK. Et ces proportions, tu les fais aller faire un petit peu évoluer ou reste constante dans le temps ? alors, elles vont être légèrement ajustées par par des modèles mathématiques. En fait, je vais légèrement en fait, je vais les ajuster ben d'une part par rapport à ce que ce qui me semble être juste, et ensuite, je vais également prendre le point de vue la théorie du portefeuille moderne à Markowitz pour pondérer les mais ça c'est selon les actifs que j'ai pour pondérer la proportion de position à chacun des actifs en fonction de leur covariance. En gros, pour la faire pour la faire simple, si tu prends une société dans dans le pétrole, une compagnie de pétrolière type Total et que tu prends Rayen. Si le pétrole augmente, Rayen se fait défoncer parce qu'ils ont vendu des billets à perte, parce que leur marge réduit. Par contre Total, ils sont contents, le leur stock se valorise. Donc, par contre, Total monte, toi, ton portefeuille il glisse. OK. Maintenant, il y a une question à se poser, c'est du coup, si tu prends 15 actions, qui évolue tout autrement, comment est-ce que tu prends en compte la décorrélation de chacune des actions ? En fait, tu as un mec qui a répondu à cette question et s'appelle Marcowitz, et lui, il a dit prenait nouvelle. Et moi, ce que je fais, c'est que j'utilise ses algorithmes pour évaluer également une proportion juste. Cette cet algorithme là est contesté par certaines théories, je pense que tu en as déjà entendu parler parce que ça se suppose l'hypothèse de l'efficience des marchés. Moi, j'en fais pas une religion, j'utilise juste comme un indicateur de par le par le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le 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Notes du cours
Rémi DE TRUCHIS DE VARENNES est auteur best seller, ingénieur et conseiller en gestion de patrimoine indépendant accrédité par l’AMF (Autorité des Marchés Financiers). Découvrez sa formation gratuite >>> (lien affilié) Utilisez son logiciel, Value Investing Screener >>> (lien affilié) Diversification - Il s'agit de la répartition de votre argent entre différentes actions, secteurs et types d'investissement afin de réduire le risque de perte importante en cas de sous-performance d'un titre ou d'un secteur. Allocation d'actifs - C'est la manière dont vous répartissez votre portefeuille entre différentes classes d'actifs tels que les actions, les obligations, les fonds immobiliers et les liquidités en fonction de vos objectifs de placement et de votre tolérance au risque. Les dividendes - Il s'agit d'une distribution de revenus aux actionnaires, qui peut être payée en espèces ou en actions. Les dividendes peuvent aider à compenser les pertes potentielles et à augmenter le rendement total de votre portefeuille. Analyse fondamentale - C'est une méthode d'évaluation d'une entreprise en examinant ses états financiers, ses données de marché et sa gestion pour déterminer sa valeur intrinsèque et son potentiel de croissance. Analyse technique - C'est une méthode d'analyse des tendances des cours de bourse à l'aide de graphiques et d'indicateurs techniques pour prévoir les mouvements futurs des prix. Investissement à long terme - C'est une stratégie d'investissement qui consiste à acheter des actions avec l'intention de les conserver pendant plusieurs années, voire des décennies, pour bénéficier de la croissance à long terme des entreprises et des économies. Investissement régulier - C'est une méthode d'investissement qui consiste à investir une somme d'argent fixe à intervalles réguliers, quel que soit le niveau des cours de bourse. Cette stratégie permet de lisser le coût d'achat des actions et de réduire le risque d'achat à des prix trop élevés. Risque de change - C'est le risque que la variation des taux de change affecte la valeur de vos investissements dans des actions étrangères. Frais de courtage - Ce sont les frais facturés par un courtier pour l'achat et la vente d'actions. Ces frais peuvent avoir un impact important sur le rendement total de votre portefeuille, il est donc important de les prendre en compte lors de l'évaluation des options de courtage. Ratio de Sharpe - C'est un ratio qui mesure le rendement d'un investissement par rapport à son risque. Il est souvent utilisé pour évaluer la performance d'un fonds d'investissement. Volatilité - C'est la mesure de la fluctuation des cours de bourse d'une action ou d'un marché. Les investisseurs doivent prendre en compte la volatilité lors de la sélection des titres et de la construction de leur portefeuille. Risque de marché - C'est le risque que la performance d'un marché dans son ensemble affecte la valeur de votre portefeuille. Capitalisation boursière - C'est la valeur totale de toutes les actions émises par une entreprise. Elle est calculée en multipliant le nombre d'actions par le prix de l'action. P/E Ratio - C'est un ratio qui mesure le prix d'une action par rapport à ses bénéfices. Il est souvent utilisé pour évaluer si une action est surévaluée ou sous-évaluée. Fonds indiciels - Il s'agit d'un type de fonds commun de placement qui investit dans un portefeuille d'actions ou d'obligations qui suit un indice boursier spécifique. Ils sont souvent utilisés pour diversifier les portefeuilles et réduire les coûts de gestion. Investissement en actions à faible coût - Il s'agit d'une stratégie d'investissement qui consiste à investir dans des actions à faible coût, généralement des actions de petites capitalisations, dans l'espoir d'une croissance future. Réinvestissement des dividendes - C'est la pratique de réinvestir les dividendes reçus d'une action dans cette même action, plutôt que de les retirer en espèces. Cela peut contribuer à accroître la croissance à long terme de votre portefeuille. Dette de l'entreprise - C'est le montant de la dette qu'une entreprise a contracté auprès de créanciers. Les investisseurs doivent prendre en compte la dette de l'entreprise lorsqu'ils évaluent le risque d'investir dans ses actions. Rentabilité des capitaux propres - C'est un ratio qui mesure la capacité d'une entreprise à générer des bénéfices à partir des capitaux propres investis par les actionnaires. Aucune information contenue dans cette vidéo ne saurait constituer un conseil en investissement, fiscal, légal ou administratif. ​