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LE STATUT SOCIAL

Tugan Maxi
Résumé
* Le groupe d'appartenance est votre situation socio-démographique actuelle, tandis que le groupe de référence est celui auquel vous aspirez.
* Le mimétisme, idée de René Girard, expliquait comment on cherche à imiter les groupes auxquels on veut appartenir.
* La violence physique, coûteuse en capital humain, a été progressivement remplacée par la violence symbolique, qui stimule la consommation et la croissance.
* Le concept de "frame" (cadre) est crucial : maîtriser le cadre d'une interaction permet de contrôler la situation et d'affirmer son statut.
* Les hommes ont une conscience plus aiguë du risque de violence dans les interactions, ce qui les rend plus aptes à gérer les escalades de tension par la violence symbolique.
* L'habitus, concept de Bourdieu, décrit notre attirance naturelle pour ce qui correspond à notre milieu social et notre dégoût pour ce qui en est éloigné.
* L'hypergamie féminine suggère que les femmes cherchent à améliorer leur statut social par le biais de relations avec des hommes de statut supérieur.
* Les trois formes de capital selon Bourdieu (financier, culturel, social) influencent directement le statut social et sont des leviers pour le modifier.
Transcript complet
Aujourd'hui, on va parler de du statut social, du flex. Le cours précédent c'était sur l'argent, maintenant on va un petit peu voir la conséquence de l'argent. Euh la dynamique du statut social, c'est donc des réflexions qui sont principalement sociologiques. Et pour faire un peu l'histoire de comment je suis arrivé à la sociologie. Moi je suis un peu autiste. Bon d'ailleurs je suis diagnostiqué comme mais c'est pas vraiment une science exacte. Et euh et je n'ai aucune empathie. C'est-à-dire que en fait je ne comprends pas les gens. Je ne comprends pas leur langage non verbal, leur langage corporel, je ne comprends pas instinctivement les interactions sociales. Ce qui est approprié, inapproprié. Ce que tu peux faire, ne pas faire, enfin, j'ai pas le syndrome de Tourette, non plus, vous voyez mais Ah, je comprends pas trop. Et j'ai jamais trop compris. Et comme l'humain il est bien fait, il s'adapte. Et donc en fait, je me suis passionné par par la psychologie. Donc comment marche le cerveau humain. Et pour la sociologie, comment marche les différents cerveaux des humains, et comment ils sont en interaction. Fondamentalement ça la sociologie. Euh et donc c'est un truc qui me passionne depuis que je suis tout petit quoi. Donc dans ce cours d'aujourd'hui, on va faire un cours de socio. Je sais que quand on dit "socio", ça fait fac de socio, ça fait jongler avec des kiloffs, ça fait sorbonne, ça fait blocus. Ici, on va le faire d'une manière un peu plus intéressante. Parmi les concepts qu'on va voir aujourd'hui, c'est le groupe d'appartenance et le groupe de référence. Et, franchement, si vous suivez, vous devez avoir entendu et réentendu, et entendu ce concept. Je vais l'expliquer en deux secondes ce que c'est, le groupe d'appartenance et le groupe de référence. Le groupe d'appartenance, c'est le groupe auquel vous faites partie factuellement socio-démographiquement. Vous faites partie de quel groupe ? Ok, Est-ce que vous êtes un étudiant, est-ce que vous êtes un entrepreneur, est-ce que vous êtes un ouvrier du BTP, machin. Est-ce que vous êtes un un père de famille et cadre à la défense, euh et cetera. Bon, c'est le groupe, le groupe d'appartenance, c'est votre groupe factuel d'appartenance. Le groupe de référence, c'est le groupe auquel vous voudriez faire partie. C'est-à-dire qu'à travers les dynamiques de statut, dynamiques, on va dire d'habillement, de comportement, de mimique, de mimétisme, on cherche à se rapprocher ou à simuler son appartenance à un groupe de référence. Ok ? Euh il y a la notion de simulation et dissimulation, parce que l'espace social, c'est ça, c'est se faire passer pour ce qu'on est ou ce qu'on n'est pas. Euh, euh simuler qui on est vraiment, simuler nos tares, nos défauts, nos intentions si c'est un cas à euh et simuler autre chose. Euh ça pourrait être dans la vision startup le fake it until you make it. Pour simuler jusqu'au moment où la simulation devient réalité euh et qui fait une forme de prophétie auto-réalisatrice. Ok. Autre concept. Euh il y a la notion de mimétisme, qu'on doit à quelqu'un qui s'appelle René Girard, qui était le prof de philosophie de Peter Thiel à Stanford. Euh Peter Thiel, on a fait un cours là-dessus, dans les X qui s'appelle le système d'exploitation du milliardaire Peter Thiel, qui a un cours qui me parait être incontournable. Et je l'ai fait il y a assez longtemps, mais il est incontournable. On va s'interroger sur les questions de hiérarchie, parce que finalement, l'espace social, c'est un espace de hiérarchie. Sur la notion de violence. Parce que finalement, par le passé, on avait la violence physique, c'est-à-dire que, "je suis pas d'accord avec vous et je vais attester que j'ai une supériorité sur vous." Qu'est-ce que je fais ? Je prends une épée très lourde et je vous expose cette boîte crânienne avant de violer votre femme. Normal. Ça, c'était le Moyen-Âge. Ça a marché un temps. Le problème quand on explose la boîte crânienne d'un mec c'est qu'il est mort. Le problème quand le mec il est mort bah c'est que un humain, c'est cher à produire, surtout en Occident. Un humain, retenez ça, un humain est très cher à produire en Occident. C'est-à-dire que, euh, la grossesse et l'accouchement, ça coûte entre 10 et 100 000 balles, en fonction des pays, des médecins, des cliniques privées ou pas privées. L'éducation d'un gamin par le système scolaire, c'est 10 000 balles par an, ou par les parents, c'est à peu près le même prix en fait. Euh l'alimentation, l'habillement, et cetera. C'est cher en fait. Euh, ce qui veut dire que si on tue un humain avec de la violence physique, il y a une perte de capital nette pour la société. Surtout que si on tue tôt et qu'on le tue avant qu'il ait pu, entre guillemet, rentabiliser à travers sa contribution économique ce qu'il a coûté à la société. Soit elle n'est pas payée ou elle est faiblement payée. À la fin de la journée, il y a quelqu'un qui a payé. La gratuité n'existe pas. Euh, donc en fait, si l'humain on le tue avant qu'il ait pu, je dirais rembourser ce qu'il a coûté à travers sa contribution économique à la société, et bien la société perd de l'argent en fait. En fait, la violence physique a un gros inconvénient d'être une destruction de capital. Et donc, c'est à partir des années euh 1800-1850 à peu près, on commence en Europe à se dire, "oui, euh on n'est plus au Moyen-Âge. Avoir 14 gosses, c'est quand même plus compliqué qu'autre chose, et si on en avait un peu moins et qu'on en prenait un peu plus soin." Il y a un vrai tournant, un vrai shift psychologique qui se passe chez les caucasiens à cette époque là. Euh et on se dit, "ok, on veut moins d'enfant, mais on veut les optimiser." Donc scolarité, machin, santé et tout quoi. Progressivement, ça s'est pas fait du jour au lendemain. Euh, et donc, soudainement, euh on investit euh du temps, de l'argent, des ressources dans ces gamins, et on veut pas qu'ils crèvent, pour cette raison là. Euh et c'est ce qui fait que on peut arriver à une conclusion extrêmement cynique, et je précise que c'est cynique, euh que finalement, si personne n'en a rien à foutre que les euh, je vais être très caricatural, mais que les petits africains, ou que les petits bangladais, ou je sais pas trop quoi, Bangladech, enfin, je sais pas comment ça se prononce, on s'en fout, euh meurent, si on s'en fout, c'est parce que fondamentalement, il y a peu ou pas d'investissement. Il y a très peu d'investissement de santé, très peu d'investissement d'éducation, très peu d'investissement d'alimentation, de par des situations précaires dans certaines zones géographiques, qui ne sont pas la faute des parents, ni de la société en règle générale. Euh, et donc en fait, quand le gars il meurt, quand le gamin il meurt, quand l'adolescent il meurt, c'est pas très grave parce que en fait, on ne perd pas beaucoup de capital, parce qu'on a très peu investi de capital dans les gens. Encore une fois, on n'est pas là pour euh rire, on n'est pas là pour les critiquer, on est juste là pour noter qu'en fait, factuellement, il y a moins de ressources, il y a moins de ressources qui sont allouées par tête. Euh, du coup, en fait, quand il y a une tête qui tombe, bah, il y a moins de ressources qui est perdue, en fait, qui est pas récupérée. Euh, et c'est, ouais, c'est un peu, c'est un peu "taré" comme raisonnement mais ça s’comprend quoi. Du coup bref, tout ça pour dire que on est passé d'une violence physique à une violence principalement symbolique. C'est-à-dire que, "je suis pas d'accord avec vous et je veux attester ma supériorité", et bien je vais m'acheter une Ferrari, et parce que j'ai une Ferrari, votre meuf, elle va me regarder et elle va vous jeter de la Ferrari à ma place au lieu de vous tenir la main dans la rue comme un clochard, euh comme un clochard pardon. Euh et donc finalement, je vous écrase symboliquement. D'accord ? Avec ma Ferrari. C'est la violence symbolique. Et en fait, on est passé d'une violence physique à une violence symbolique. Parce que la beauté de la violence symbolique, c'est que non seulement on ne détruit pas de capital, parce que on ne se fout pas, mais aussi il faut acheter la Ferrari. C'est acheter la Ferrari c'est un acte de consommation qui crée des emplois, et donc ça contribue au PIB. Vous voyez ? Ça, ça fait de la croissance. Euh, donc la violence symbolique à travers notamment la consommation, elle est très bénéfique à la croissance. Donc, on passe d'une violence physique à une violence symbolique. Je pense que, voilà, c'est les espaces sociaux, finalement, voilà, ils sont il ils s'agissent comme ça. Euh, on va parler de statut, on va parler donc de "frame". Le "frame" en anglais, c'est le cadre, c'est dans quelle mesure en fait c'est vous qui avez imposé un cadre à votre interlocuteur ou aux gens autour de vous, ou c'est eux qui imposent un cadre ? Euh, genre tu vas à l'école comme une petite victime, il y a un cadre. Il y a le directeur qui a décidé, il y a l'État qui a décidé qu'on allait t'enseigner ça, c'est la version de ça, il y a un lycée qui était conçu sur le modèle de, soit de l'usine, soit de la caserne, je sais plus, ou voilà. Donc en gros, vous subissez un cadre défini par d'autres personnes. Euh la la la notion de cadre, elle est beaucoup liée aussi à votre notion de de spécialisation, de spécialité. Je vais donner un exemple. Vous êtes président des États-Unis. On va prendre Obama. On va prendre un mec qui est dans la rue. Vous prenez Obama. En termes de, je parle de prestance, de de de statut. Euh, vous êtes Obama, vous êtes le chef du Monde Libre, vous êtes le vous devez décider, voilà, vous êtes le boss du game. Vous êtes le plus puissant du monde. Ok. Et bien quand Obama, il va voir son urologue pour voir si sa prostate va bien, il baisse son froc, il se prend un doigt dans le cul pour voir si sa prostate va bien. Donc en fait, symboliquement, ouais, euh, il est dans le frame, il est dans le cadre euh de l'urologue spécialisé. Alors, certes, il consent à cette interaction, euh mais l'idée, c'est que la notion de cadre, imposer son cadre imposé, c'est moi qui décide comment euh je dirais l'espace social est régi, euh c'est très lié à la notion de statut, c'est très lié à la notion de spécialisation, de compétence de l'interaction sociale. Ok. Donc le "frame", il y a un très bon bouquin sur le "frame" qui s'appelle "Pitch Anything" de Oren Klaff. Klaff, avec un K. Oren Klaff, "Pitch Anything". Où, justement, tout le bouquin, c'est comment tu changes le frame. Comment, en tant que entrepreneur, en tant qu'investisseur, en tant que vendeur, peu importe, tu vas contrôler un "frame", tu vas casser le "frame" de l'autre personne. Euh et euh et euh pour pour prendre la main. Tu vois, par exemple, euh genre Imagine, tu vois, en fait, il y a un qui raconte ça dans "frame", c'est pas l'exemple identique du livre, mais ça c'est un truc du style : imagine que tu es dans une situation vraiment, tu vois, où euh tu subis le cadre d'une personne. Tu es en réunion, tu dois "pitcher" ton truc, et clairement, tu as aucun pouvoir. C'est eux qui décident, euh ton pouvoir d'influence est proche de zéro. Tu es leur pute, tu vois. Et euh et ce qu'eux lui, ils disent, "Bah, à la limite, tu prends une tu commences à manger une pomme. Après, tu te lèves pour faire un truc au tableau, et tu manges de tenir la pomme. Tu sais que tu l'as croqué." Le mec, ouais, tu vois, il la tienne en face. Tu vois. Et euh alors En fait, tu tu casses le statut du mec, tu casses son "frame". Soudainement, boum, tu inverses le rapport de force, et c'est lui qui qui est peut-être pute, tu vas te tenir, tu vas le tenir, tu vas tu vas te tenir ton oignon, tu vois. Et il peut pas dire, "Vas-y casse-toi", parce que ça serait une agression. Et on est pas dans une logique d'agression, tu vois. Donc, parce que on est pas dans une logique de confrontation et d'agression, et bien, euh, on peut casser le "frame". Donc, les minutes de "frame" sont assez intéressantes. D'ailleurs, sur la notion de "frame", euh les hommes, au sens masculin, et pas les femmes, au sens féminin, euh ont une, on va dire, une plus grande sensibilité pour ça, et une plus grande compréhension de la violence et des et des espaces d'interaction. Pourquoi ? Parce qu'en fait, chez les hommes, au sens masculin, euh l'interaction sociale, la dispute, le désaccord peut très rapidement dégénérer en violence physique. Et la violence physique, ça peut entraîner des blessures, la mort, ce truc comme ça, en fait. Donc, comme, on va dire, le sexe masculin a intimement conscience de ce risque, là, de ce risque inhérent aux interactions humaines, euh il va faire très très gaffe à ce qu'il y ait de la violence symbolique, ce qu'il y ait de la violence ou pas. Là où les femmes, qui par définition, ne sont pas confrontées à la violence. Enfin, les femmes entre elles, ne sont pas confrontées à la violence de la même manière, c'est-à-dire que les femmes entre elles, elles vont pas se foutre dans le coma, vous voyez. Sauf celles qui vont chez MacDo et qu'on retrouve sur ces pads de l'or. Mais sinon, les femmes, euh, quand elles ne sont pas d'accord, ça finit pas dans le coma ou dans le fauteuil roulant. Les hommes, oui, potentiellement. Euh, et donc, en fait, les femmes sont beaucoup plus aptes à aller vers la violence, vers la menace, vers en fait une escalade, finalement, de la tension, là où les hommes, en fait, ont plutôt instinctivement euh une capacité à limiter l'escalade de la tension parce que, justement, ils savent quelles sont les conséquences. Ce qui fait qu'en fait, c'est assez facile pour des hommes, même s'ils sont dans une dynamique sociale de confrontation, voire de conflit, voire de haine, de dire, "ok, euh on se serre la main, on arrête", et le fait de se serrer la main, signifie quelque chose de réel, permet de, je dirais, de remettre les choses à plat, de faire baisser l'attention de je sais pas combien de cran, et cetera. C'est quelque chose qui marche, et c'est très subtil, en fait, ce truc, là, quoi, en termes de psychologie, de sociologie et d'évolution. C'est qu'on n'arrive pas rapidement à ça, vous voyez, ça prend, euh, ça prend du temps, quoi, d'évolution. Euh, il y a des notions de stratégie consciente ou inconsciente, des stratégies, finalement, d'ascension sociale, des stratégies de d'assimilation, des stratégies d'appartenance, des stratégies de reconnaissance. Est-ce que je peux aller euh assister à un match de polo avec la reine d'Angleterre et qu'on ne gueule pas, qu'on ne me gueule pas, parce que je suis un prolétaire, tu vois. Euh, il y a des vraies stratégies, comment tu fais ça ? Euh, très bon film là-dessus, c'est "Pretty Woman", par exemple. "Pretty Woman", clairement, la gonzesse n'a pas les codes, on va dire, de la haute bourgeoisie américaine, qui est d'ailleurs une aristocratie, mais c'est pas le sujet. Et donc, en fait, elle sait pas comment bouffer, elle sait pas quel couvert utiliser, elle sait pas comment se comporter, puis l'histoire de "Pretty Woman" du film, euh, c'est la nana qui va apprendre ses codes. Tu vois qui a ses codes, pendant une forme d'acculturation, elle va adopter ses codes à tel point qu'en fait, elle serait méconnaissable et qu'elle se fond dans la masse, et qu'on ne sait pas qu'en fait, bah, c'était une pute de boulevard finalement deux semaines avant, quoi. Et donc, il y a cette forme de transformation qui est faite. Euh, qui est assez intéressante. Et le mec, qui fait la transformation inverse, c'est-à-dire qu'en fait, il était un prédateur financier qui réussissait bien sa vie, et sous l'influence de la gonzesse, il fait que des décisions "connes". Ce qu'on ne dit pas à la fin du film, c'est qu'il est ruiné. Bon. Euh, donc, des notions de stratégie. Une notion fondamentale en sociologie, c'est la notion d'habitus. L'habitus euh, comme "habité", mais "us" à la fin, c'est un concept qu'on doit à Bourdieu. Bourdieu, c'est un grand sociologue français, bon, euh, qu'on le mentionnera plusieurs fois dans ce cours. La notion d’habitus, que je vais vous la simplifier ici, c'est on est attiré et on aime, et on apprécie ce qu'on est socialement. Ok ? C'est finalement, euh, voilà, euh, Djeff-Touche, euh, il est attiré par les frites, euh, la bouffe entre euh, entre, euh, consanguins du Nord, euh, euh, la kermesse du coin, ces conneries là, quoi. Euh, et il a un dégoût assez instinctif pour, euh, je sais pas moi, un bal en, euh, avec des nœuds papillons, machin et tout, euh, je sais pas, qu'est-ce qu'ils font les riches, quoi, mais, euh, vous voyez les euh l'élite euh, peut-être, euh, les Charité, où ils sont tous là avec des nœuds papillons et en fait ils font ça pour donner de l'argent à euh une association qui va prétendument aider des un gamins, mais qui en fait il y a à peu près l'inverse. Euh, donc, Jeff-Touche, il aurait un dégoût pour ça. Inversement, le mec qui est, voilà, l'aristocrate, machin, euh haute société, qui a son nœud papillon, son costume bizarre et cetera, et qui a l'habitude d'aller dans ces genres de conneries, euh, il aurait un dégoût instinctif finalement pour la kermesse du coin et tous les Jeff-Touche. Et c'est quelque part instinctif. Et il va être attiré par Marie-Astrid, et pas par Jennifer. Et inversement, Kevin, il va être attiré instinctivement par Jennifer, et il va être un peu dégoûté par Marie-Astrid, parce qu'il va dire, "qu'est-ce que c'est ?" Le contre-exemple, c'est euh, je dirais, Marie-Astrid qui se fait un peu chier quand, euh, quand elle est jeune, et elle se dit, "ok, je vais me trouver un rocker et un bad boy pour m'amuser un petit peu". Mais attention, c'est pour s'amuser. Elle n'ira jamais épouser le rocker ou le bad boy. Elle ira épouser Charles-Henri, euh, qui a fait euh, Normal Sup, et qui est, euh, qui bosse dans un dans un, enfin, dans un ministère ou dans une grosse boîte du CAC 40. Donc, pour s'amuser, oui, et non. Euh, éventuellement, les femmes vont pouvoir aussi chercher euh, des des hommes d'une catégorie sociale différente en vue d'ascension sociale. C'est la logique féminine, en fait. Bon, c'est vrai que, comme, comme l'Occident est un peu dégénéré, on l'a oublié, mais en fait, ça reste la réalité. La logique féminine, c'est une logique d'hypergamie. Ça veut dire quoi, l'hypergamie ? Ça veut dire que la femme va essayer d'accroître sa position dans l'échelle sociale à travers, justement, le mariage, ou être en relation avec quelqu'un qui appartient à une couche ou une caste supérieure à la sienne. Ok. Euh, c'est, c'est normal, c'est comme ça. C'est, c'est ni bien ni mal, on s'en fout. Euh, mais c'est important de comprendre un peu ces dynamiques sociologiques. Là, c'est vraiment des, je pose des fondations et en gros je vous fais trois ans de "socio" en 20 minutes, hein. Pour bien. Ça, ça suffit pour comprendre. Euh, qui dit aussi "habitus", dit qu'il y a des lieux, il y a des barrières. Euh, il y a des endroits qui appartiennent à des milieux sociaux et auxquels vous n'avez pas accès si vous n'êtes pas parti d'un milieu social. Dans certains cas, ça se règle avec de l'argent, ce qu'on voit ici. Dans d'autres cas, ça ne se règle pas avec de l'argent. Il faut avoir fait les bonnes études, venir de la bonne famille. Dans certains cas, euh, il y a des questions de sexe. C'est-à-dire qu'il y a des clubs qui sont ouverts aux hommes. Et quand je dis, "un club pour homme", c'est pas forcément un "strip-tease". C'est juste des clubs un peu "british" où où il y a que les hommes qui sont acceptés. Et dans d'autres cas, alors, c'est moins avoué parce que ça c'est moins toléré aujourd'hui, il y a aussi des critères ethniques. Euh, très "british" ça, d'ailleurs. L'homme blanc, quoi. Euh, bon, c'est pas le sujet, mais il y a des notions de lieu, des notions de barrière dans l'espace social. Et puis, finalement, bah, on on on évolue là-dedans. Et la question, c'est, enfin, une des questions qu'on verra dans ce cours, c'est euh comment nous on utilise ça, enfin, comment on utilise cette compréhension de l'espace social pour vendre ? Euh, comment on s'insère dans l'espace social ? Euh, est-ce que, finalement, euh, on veut gagner de l'argent pour pouvoir accroître sa position dans l'espace social, ce qui paraît pas débile. Est-ce qu'on veut accroître sa position dans l'espace social pour voir des opportunités économiques auxquelles d'autres personnes n'ont pas accès, parce que finalement, dans les clubs euh de "British" à Dubaï, il y a des trucs comme ça, où c'est des clubs "business", où il faut payer, je sais pas, 10 000 balles l'année ou 20 000 balles l'année. Euh, c'est "British", machin, c'est que sur invitation et tout, euh, enfin, pour pouvoir être "tellement membre", enfin, il faut payer tous les ans 10 000 balles, 20 000 balles. Et on peut avoir, voilà, des rendez-vous dedans, prendre un verre, discuter avec d'autres gens, et cetera. Après, pour être et là-dedans, tous les banquiers d'affaires, euh, par exemple, ils sont là. J'ai un rendez-vous avec un banquier d'affaires, c'est toujours dans un de ces endroits là. Bon, moi, je suis pas membre, hein, mais parce que j'ai un rendez-vous avec ce banquier d'affaires, qui va être, voilà, je sais pas trop quoi, là, euh, je sais pas trop quoi, quel titre à la con chez Julius Bär ou dans des banques suisses comme ça, et bien, c'est lui qui m'invite. Et donc, parce qu'il m'invite, j'ai le droit de rentrer. Mais, attention, si je suis pas le "dress code", chaussures fermées, chemise boutonnée, et cetera, blazer, je rentre pas. Euh, donc, la notion de barrière. Euh, et enfin, il y a des notions, finalement, de culture, de protocole, d'égouts, d'étiquette. Ok, cours accéléré. Qu'est-ce que vous en pensez de Félilicitations. Vous avez fait trois ans de sociologie en 10 minutes. Comment quoi ils sont pas très productifs à la fac. Je prends plus d'eau. Je reviens du sport donc je suis un peu cassé. Vous avez déjà fait de la sociologie parmi vous ? genre qui ont lu des livres sur la sociologie ? OK. Alors, le statut. Avant de parler du statut, on va parler des trois formes de capital. C'est à nouveau un concept de Bourdieu. Bourdieu, pour faire simple, c'est un type qui a volé plein d'idée à plein d'autres gens, qui a mis un nom différent dessus, ce qu'on appelle "marketing", un mécanisme unique. Euh, et euh et qui du coup a rebrandé ses concepts, pour dire, il a inventé des trucs. En gros, au vrai, il a piqué à Gramsci, ou Gramsci, je sais pas comment prononce, et à Marx. Mais vous vous en foutez, vous êtes pas là pour ça. Bourdieu, il synthétise trois formes de capital, et c'est important de les comprendre. Il y a le capital, on va dire, financier, économique. C'est, "ok, vous avez quoi comme 'thune', quoi comme revenu, quoi comme rente, quoi comme patrimoine ?" Ok. Le capital économique. Quand on pense à capital, on pense en général à ce capital là. Après, chez Bourdieu, on va voir le capital culturel. Le capital culturel, c'est euh votre capacité intellectuelle, c'est votre culture, euh votre niveau d'étude, votre niveau scolaire. Euh, et donc, on peut ces éléments là, c'est votre votre la richesse de votre champ lexical, vos références littéraires, vos références artistiques, cinématographiques, et cetera. Forcément si euh qui fait euh Transformer, c’est pas la même chose que qui fait euh je sais pas ce qu’il font les gens qui sont plus cultivés parce que je ne suis pas assez. Bref, vous voyez l’idée. Le troisième forme de capital, le capital social, c'est les relations que vous avez, les gens que vous connaissez. Bref, c'est le réseau, donc l'argent, la culture, le réseau. Je vais vous montrer, finalement, on va voir ensemble, finalement, les différents leviers du statut. Imaginons que voilà, il y a il y a des des leviers de statut. J'en ai identifié 21, on aurait pu en identifier bien plus. Et euh on va aller voir un peu ensemble. Euh, attends, hop. Très bien. Euh, ce que je vais essayer aussi de faire, c'est euh d'avoir un regard sociologique dessus, et d'avoir un regard un peu moderne et et un peu moderne et propre au 21e siècle. D'accord ? Alors, premier point, sur, finalement, les leviers du, finalement, du du du statut social, on commence par le truc un peu basique, c'est euh pas des briques. Moi le, enfin, d'ailleurs, c'est une liste, pardon. Je vais faire une liste qui n'est pas une liste euh hiérarchisée. Ok ? C'est pas euh un ordre, et le premier est plus important que le deuxième. Juste une liste désordonnée. Premier point, on va dire, dans les éléments du statut, c'est vos profils sociaux. Euh, LinkedIn, Instagram, ce truc comme ça, c'est, qu'est-ce que ça dégage ? Qu'est-ce que ça dit sur vous ? Qui vous suit ? Sur LinkedIn, avec qui vous êtes en relation professionnelle, c'est important. LinkedIn, vous dites aussi où est-ce que vous avez étudié, et cetera, où est-ce que vous travaillez, quel est votre poste, quel est votre rôle. Euh, sur Instagram, euh, ou ce type de réseau, ce qu'on va regarder, c'est quel est le nombre de followers que vous avez. Et c'est oui. Le nombre de followers aujourd'hui est un critère de statut social. C'est bizarre, c'est vrai que c'est c'est surprenant pour la sociologie, on va dire, un peu à l'ancienne, mais finalement, vous pouvez ne pas avoir les codes de certains cercles, mais si vous avez 10 millions de followers, vous avez 10 millions de followers. On dira, "Il fait quoi, lui ?" "Il a 10 millions de followers." "Ah, pardon, je savais pas, excusez-moi." Vous voyez, il y a ce truc là. Euh, petit deux, l'argent. L'argent, en fait, paradoxalement, on pense que c'est le plus important, et en fait, c'est le moins important. Ou un des moins importants. Euh, pour avoir une idée, je crois que si vous Je crois que les dénominations, c'est "High Net Worth Individual", donc H N W I, il faut avoir 1 million de dollars. Euh, les, après, tu as "Very High Net Worth Individual", c'est 5 millions de dollars. Après, "Ultra High Net Worth Individual", c'est 30 millions de dollars. Euh, et je sais plus combien il y a précisément, je pourrais vous retrouver ça dans les vidéos de millionnaires dans le monde. Euh, mais je crois qu'en fait, quand vous êtes un 30 millions, Tiens, je vais voir si je peux retrouver le truc. Donnez-moi un instant. Je vais voir si je peux retrouver le chiffre en deux secondes. Si je peux retrouver le chiffre en deux secondes, oui, je l'ai. Alors, des gens qui ont entre 1 et 5 millions de dollars, il y a 14,8 millions de personnes dans le monde. Sur quoi, on est 7 milliards, c'est comme ça. Ok. Les gens qui ont entre 5 et 30, il y a 1,5 million de personnes dans le monde. Et les gens qui ont plus que, enfin, 30 millions et plus, il y a 0,16 million de personnes dans le monde, je dirais qu'il y a 160 000 personnes worldwide qui ont plus de 30 M. C'est que dalle, en fait. Ça va vite. Vous voyez, c'est que vous avez, euh, ok, vous vous passez entre 5 et 30. Bon, vous travaillez bien, vous suivez les programmes. Vous êtes mon soldat. Vous êtes entre 5 et 30. Et ben, il y a 1,5 million de personnes dans le monde qui sont dans votre cas. C'est que dalle, hein. Ça, ça fait pas bide pour tout le monde, ça. Euh, ce qui est important, en fait, avec l'argent, et c'est et c'est le point suivant, c'est, finalement, d'où vient cet argent ? Est-ce que c'est de l'argent hérité ? Est-ce que c'est de la "old money" ? Est-ce que c'est de la "new money" ? Est-ce que c'est l'argent que vous avez créé ? Et ça n'a pas la même signification. Euh l'expression "nouveau riche", elle est très péjorative en français, parce que en fait, la France est un pays qui, pour l'inconclable, est sclérosé. Et si les élites en France, il y a bien un truc qu'elles n'aiment pas, c'est que d'autres gens fassent partie de l'élite qu'eux et pas leurs enfants. Que quelqu'un puisse remplacer leurs enfants dans, je dirais, les hautes sphères, façon de parler. Et donc, "nouveau riche", c'est la manière de signifier, "Nous ne voulons pas que d'autres personnes puissent devenir riches et puissantes, parce qu'on veut garder ça pour nous, nos copains et nos enfants." En fait, c'est le fait qu'on y pense, l'expression "nouveau riche", euh, c'est, en fait, un nouveau riche, c'est la preuve que la société fonctionne bien. C'est une société qui fonctionne, c'est une société où une personne peut naître pauvre et devenir riche, ou naître riche et devenir pauvre. Ça, c'est une société qui fonctionne. Fondamentalement, ce qui compte, ce ne sont pas les inégalités. Ok ? Les gens qui regardent les inégalités, ce sont des incultes et des débiles. Euh, enfin, ou qui les regardent, je dirais, en mode en surface, l'image. Ce qu'il faut voir, c'est voir les inégalités dynamiquement. Est-ce que les riches deviennent plus riches et les pauvres deviennent plus pauvres ? Est-ce que, finalement, euh les pauvres améliorent leurs situations plus rapidement que les riches ? Si oui, il n'y a pas de souci. C'est-à-dire que, si le jour 1, le riche, il a 1, le riche, il a 10, le pauvre, il a 1, et que le jour 2, le riche, il a 11, le pauvre, il a 2, bah, le pauvre, il a eu une croissance de 100%, le riche a une croissance de 10%. Donc, dynamiquement, la situation est beaucoup plus favorable pour le pauvre que pour le riche. Ça, évidemment, le gauchiste de base, ni son, ne le comprend pas. Et après, l'autre question, c'est, est-ce que, fondamentalement, euh, bah, on peut naître pauvre et devenir riche, et inversement ? Si la réponse est "non", c'est qu'il y a un problème. Un mec qui est riche, c'est quelqu'un qui répond "oui" à cette, enfin, un mec qui est nouveau riche, pardon, c'est un mec qui répond "oui" à cette question. Et c'est donc le signe que la société et l'économie fonctionnent, en fait. En fait, c'est très très sain les nouveaux riches. Contrairement à ce qu'on croit, c'est il faut des nouveaux riches. C'est super important. Il faut être fier d'être nouveau riche. C'est important. Ok. Il faut le revendiquer. On les emmerde. Euh, et c'est surtout, c'est, en étant riche, en étant nouveau riche, même en étant bling-bling et con, si c'est ce que vous voulez faire, et bien, vous signifiez que, "eh, je suis la preuve que le système fonctionne, donc dis-moi merci". Donc, euh, est-ce que c'est de la "new money", est-ce que c'est de la "old money" ? Donc, un nouvel argent ou de la vieille argent. Euh, est-ce que c'était obtenu par le travail ? Est-ce que c'est obtenu par le capital ? Est-ce que c'est obtenu par l'entrepreneuriat ? Du coup, on passe au point suivant, le point suivant, le point 3, qui est très important dans le statut, c'est qui est votre employeur ? Alors, si on est en mode "corporate slot", euh, plus son employeur, il va être en mode euh Goldmann Sachs, JP Morgan, Google, euh, Meta, Open AI, maintenant, qui est à la mode. Je dis, "Ah, ouais, mon fils, il travaille chez Google." "Ah, ouais, te rends compte ?" "Il vient d'avoir un poste chez Microsoft." Après, Microsoft, c'est même plus sexy. Google, c'est sexy. Microsoft, c'est plus sexy. Euh, "Ah, oui, ouais." Tu sais que le le le fils à machin, maintenant, il travaille chez Open AI à San Francisco, machin. Tu vois, c'est important dans l'espace social. Euh, il y a l'employeur, avec l'employeur, il y a la question de ta place dans la hiérarchie professionnelle. Qui est ton job ? Qui est ton poste ? Qui est ton rôle ? Euh, on peut aussi voir, quel, combien de personnes sont sous tes ordres, il y a combien de gens qui sont au-dessus de toi, combien de personnes qui sont en dessous de toi, c'est très important, en termes de statut de de positionnement dans l'espace social. Euh, depuis peu, il y a, finalement, le rôle de l'entrepreneur. Euh, et c'est assez, on va dire que le fait que l'entrepreneur soit sexy, dans l'espace social, c'est pareil, c'est très nouveau, ça. Ça a 10 ans. Je sais pas si vous voyez, il y a cette scène dans le film de "Social Network", où il y a Sean Parker qui qui qui il penche une meuf. Et il se réveille le matin, il joue par Justin Timberlake. Il se réveille le matin, et la meuf lui demande, "Ouais, tu fais quoi dans la vie ?" et tout. Non, non, non, en fait, pardon, elle lui demande, "Tu étudies quoi ?" Et le mec, il fait, "Je n'étudie pas." "Comment ça, tu n'étudies pas ?" Elle lui dit, "Bah, il lui dit, euh, il lui dit, je ne je ne suis pas à l'université." Elle dit, "Tu n'es pas à l'université ? Mais, du coup, tu fais quoi ?" Et il dit, "Je suis un, I am an entrepreneur." Et la meuf, en gros, elle baisse ses bras, elle dit, "Ah, ok, donc tu es au chômage." Parce que, en fait, c'est ce que ça voulait dire. C'est-à-dire que, un entrepreneur, c'est un mec qui, ouais, en gros, il n'a pas réussi à trouver un job dans le système, il n'a pas réussi à finir ses études. Donc, voilà, c'était un peu un "casse-cou" euh, qui dit, "Ah, ouais, j'entrepreneur, je suis libre", et tout, mais, pour de vrai, c'est un "casse-cou", quoi. Et peut-être depuis une dizaine d'années, c'est un petit peu plus, mais il y a la perception qui a changé, c'est très valorisant socialement d'être entrepreneur. C'est hyper valorisant socialement d'être entrepreneur, quoi. C'est que, voilà, maintenant, Marie-Astrid et Charles-Henri, ils sont ravis que leur fils, que que Charles, euh que Charles, il est entrepreneur. Ouais, Charles est entrepreneur. Il est entrepreneur, par son BPI, à la Station F, à se branler. Oui. Mais, à terme de profit, c'est rien. À terme de prestige, dans l'espace social, ça marche. Donc, être entrepreneur, traduction, ne pas avoir d'employé, euh, c'est important. Enfin, ça, ça a pris sa place dans l'espace social. Euh, l'autre question, euh, avec la question de l'employeur, on peut aussi en venir à est-ce que tu travailles pour l'argent, est-ce que c'est l'argent qui travaille pour toi ? Tu vois, c'est un peu un truc, quoi. C'est, est-ce que, est-ce que tu es encore quelqu'un qui travaille pour l'argent ? Est-ce que c'est, est-ce que c'est quelqu'un qui fait travailler l'argent pour toi ? C'est que tu dis, "ok, bah, moi, je suis, euh, je je gère mon 'family office'." Un "family office", c'est, en gros, les familles très riches, les grandes fortunes, elles mettent leur argent dans un fond qui met la "family office". Tu dis, "Oui, je suis, voilà, je travaille pour mon 'family office'." En fait, finalement, l'argent travaille pour vous, ce n'est pas vous qui travaillez pour l'argent. Bon. Euh, point numéro 4, les montres. Les montres, c'est le truc auquel tout le monde pense, euh, quand on parle de statut social, les gens, ils pensent montre, ils pensent Rolex, ils pensent, je sais pas, Audemars Piguet, Patek, Richard Mille, et cetera. Et c'est vrai que les montres sont une manière de signifier votre niveau de richesse matérielle, mais aussi votre appartenance sociale. C'est euh si vous êtes un grand bourgeois, vous n'allez pas porter une Rolex. Vous allez porter, je sais pas, plutôt une Patek, mais pas une Patek Nautilus. Vous avez avoir une Patek, euh, qui est pas un modèle iconique, classique que vous trouvez sur Instagram. Pas par définition, les montres que vous voyez sur Instagram, c'est des montres pour "casos". Pour nouveaux riches. Pas pour des gens qui ont la subtilité. Alors, certes, la Patek Nautilus en or, elle dit que vous avez plein plein plein de fric, ça coûte quoi, ça coûte 250 000 balles, un truc comme ça. Euh, mais elle dit aussi que il n'y a pas longtemps, vous n'en aviez pas de l'argent. Que vous venez d'être un "millier" de riches. C'est pas grave, mais c'est l'info que ça donne. Vous avez, par contre, une "tourbiyon", machin, Patek, bidule, euh, rare que personne ne connaît, et personne de loin, un son-connaisseur, voit que c'est une Patek, ça dit que vous avez beaucoup d'argent, mais ça dit aussi que vous connaissez, que vous êtes affiné, que vous êtes probablement partie de cercles sociaux qui ont ce degré de capital culturel, un peu un Bourdieu, et euh, finalement, de on va dire de, ouais, de subtilité, de compréhension, quoi. Donc, enfin, finalement, la montre, il y a le prix, il y a aussi la, euh, finalement, est-ce que c'est un modèle qui est célèbre ou pas célèbre, est-ce que c'est un modèle qui, on va dire, est "Instagram friendly" ou pas "Instagram friendly", c'est "nouveau riche". Donc, voilà, c'est que vous allez pas, genre, vous débarquez avec votre Patek en or pour un truc de polo, ça marche pas. Euh, les gens verront qu'en fait, vous êtes un "plouc" qui veut se déguiser et qui, hier, n'avait pas d'argent. C'était une phrase que m'avait trouvé, euh, et que m'avait fait une anecdote que m'avait raconté AH, Hugo, enfin, de de Fichu d'investissement. Il racontait une histoire où, je sais pas, quelqu'un avec qui il avait travaillé, qui était une, je crois, une grande fortune. Et donc, ils étaient au resto, et à côté, il y avait un couple, donc, de de gens qui, probablement, qui viennent de gagner au Loto, ou je ne sais pas quoi, ça quoi. Et le mec avait la Patek, je sais plus si c'était Patek ou Audemars Piguet, on s'en fout. Qui était en or rose, les diamants, les machins, les trucs, et tout. Donc, le gars, euh, donc, le collègue, ou l'employeur, je ne sais plus, de de AH, il dit, "Ah, vous avez une belle montre, monsieur", et le mec, il fait, "Oui, voilà, donc c'est une Patek, machin, modèle bidule, truc musclé." Le type parle, tout le monde est attentif. L'autre, il pose des questions, il s'est vraiment intéressé, "Ah, ouais, vous avez réussi à l'avoir, c'est ça ? C'est c'est un modèle rare." "Non, oui, oui, c'est un modèle rare", et tout. Mais bon. Et à toute fin, le mec lui dit, "Vous savez, euh, il y avait des manières moins chères de montrer que j'ai pas toujours eu de l'argent." Là, c'est KO. Tu vois, c'est ah. Et euh et euh massacre social. En terme de statut, c'est une boucherie. En terme de statut et de "frame", c'est une boucherie complète. C'est l'espace social. C'est violent, l'espace social. Donc, la montre dit beaucoup de choses. Euh, et finalement, il y a aussi le fait de matcher la montre avec une circonstance. C'est, "ok, vous êtes en mode 'casual', vous avez une montre, entre guillemet, un peu métallique, machin, Rolex", et tout. "Vous êtes plutôt faire un truc 'chic' 'formel', vous allez peut-être plutôt attendre une montre carrée avec un bracelet en cuir", des conneries du genre. "Vous débarquez avec la G-Shock, comme moi." C'est compliqué de savoir si vous êtes un débile, si vous vous foutez de la gueule des gens, ou si vous êtes un débile qui se fout de la gueule des gens. Bah, je vous laisse choisir. Mais j'aime ma G-Shock, il n'y a pas de belle G-Shock. Euh, il y a un petit motif militaire et tout. C'est classe, hein. Ça coûte 100 balles. Et c'est une manière de dire "fuck you". Donc, les montres, euh, sont importantes pour le statut social. Euh, surtout pour les hommes. C'est que la femme a pas mal de moyens de enfin, euh, les sacs, elle peut avoir bon, euh, les bijoux, et cetera. Les bijoux pour un homme, bof. Enfin c'est ça marche pas pour tout le monde, ça marche pas pour tous les cercles, ça marche pas pour tous les contextes, les bijoux. Par contre, la montre, c'est vraiment transversal. Quel que soit le cercle, quel que soit le contexte, il y a une montre, on peut porter une montre, et ça dit quelque chose. Même si vous faites de la putain de plongée, vous pouvez avoir une montre. Euh, numéro 5, tout ce qui va être alcool, cigare, vin, et cetera. Pareil, est-ce que vous savez euh après ça, en fait, est-ce que vous pouvez vous payer ces trucs-là ? C'est en gros, il y a, "Ouais, je prends du Cognac hors de prix et je prends un cigare à 200 balles le cigare." Pour être comme "top", ok, pourquoi pas ? Ça donne une information. Après, il y a la question, est-ce que vous savez euh reconnaître un vin ? Est-ce que vous savez commander le bon vin ? Est-ce que vous savez savourer un vin ? Est-ce que vous savez quel type de vin, à quel type de goût, je sais pas trop quoi, là, qui matche avec certaines nourritures ? Et c'est vrai que la compréhension, surtout, on va dire en Occident, la compréhension de l'alcool et comment ça marche, qu'est-ce qu'il faut consommer, où, comment, et cetera, euh et de des cigares, c'est aussi un un manière de se différencier socialement, ou de signifier son appartenance. Pensez, genre à Patrick Bateman dans "American Psycho". Il est là, avec son cigare comme ça, en roulant dans sa Rolls-Royce, avec le cigare. C'est une manière de dire, bonjour euh, le cigare, ça sert à dire, bonjour, j'ai de l'argent. Bonjour, je suis un connard de riche. C'est une manière de de signifier. D'ailleurs, il y a une question avec le cigare, c'est dans quel contexte vous fumez un cigare. Si vous fumez un cigare chez vous tranquillement dans votre jardin, c'est pas la même chose que fumer un cigare en public. Fumer un cigare en public, il y a un côté très démonstratif. Ne serait-ce que par l'odeur qu'un cigare. Ok. Donc, tout ce qui est vin, cigare, et tout, je aurais du mal à à aller plus loin dans ces détails là, parce que je ne fume pas de cigare, euh, et je ne bois pas d'alcool, enfin, ou quasiment jamais d'alcool, donc, euh, genre un verre de vin par an. Donc, euh, je pourrais pas trop vous dire spécifiquement, mais le vin, ça témoigne de votre Si on prend l'alcool et le cigare, ça donne une info sur qui vous fréquentez, donc votre capital social, ça donne une info sur votre degré de compréhension de ces produits, d'appréciation de ces produits. Donc le capital culturel, et ça donne une information sur votre capital économique, est-ce que vous pouvez vous payer des vins à 5 000 balles la bouteille ? Ok. Ça donne une info. Et d'ailleurs, le statut social du con en boîte de nuit, c'est des bouteilles de champagne à 10 000 balles la bouteille. Vous voyez la bouteille dorée ? Euh, comment ça s'appelle la bouteille dorée, là ? C'est Armand de Brignac, et une merde du genre, la bouteille dorée ? Je sais pas si vous connaissez l'histoire d'Armand de Brignac. Armand de Brignac, pour ceux qui connaissent pas l'histoire, je crois que ça s'appelle Armand de Brignac, je vais voir si c'est, je crois que c'est ça, la bouteille qui est dorée. Armand de Brignac. Bouteille dorée. Ouais, la bouteille dorée, c'est euh, c'est Armand de Brignac, je crois que ça appartient à Jay-Z, et ça vient d'être repris à 50% par LVMH, il y a un an, un an et demi. Et l'histoire, c'est que les rappeurs américains, ils adoraient asperger euh leurs compagnes et leurs potes avec du champagne. Et il y a euh, c'est la légende qui veut ça. Il y aurait le patron, je crois que c'est de Cristal, euh qui a dit, "oui, bon, euh euh moi, Jean-Charles, troisième du nom, euh j'apprécie pas beaucoup de voir ces peuples, euh bizarres que je veux surtout voir loin de moi, euh de ma fille et de mon manoir." Oui, parce que ce n'est pas forcément les gens les plus tolérants du monde. Euh, "se, je dirais, gaspiller, je dirais, ce nectar, qu'est le vin", quoi. Bref, le type entre les lignes a balancé le truc le plus raciste du monde, quoi. Et la réponse, du coup, de Jay-Z, c'est de dire, "ok, bon, si c'est comme ça, mon pote, je vais m'acheter ma marque de champagne, euh, et je vais la marketeer comme je veux, et je vais la mettre dans mes clips, dans la file de mes potes." Et finalement, la bouteille de champagne dorée est devenue un statut social pour les gens qui veulent flexer en boîte de nuit. Évidemment, personne de sérieux qui apprécie le vin, bois cette merde. Mais ce n'est pas grave, ce n'est pas la fonction. Ce n'est pas supposé être bu, c'est supposé être montré et aspergé. Euh, donc, ouais, c'est la, c'est pareil, très profonde violence sociale du patron de cette marque de champagne, qui derrière, selon la légende, est, finalement, une marque de racisme absolu. Mais le racisme n'est une forme d'expression de de mépris, d'habitus, sous certains cas, euh, d'appartenance ou de non-appartenance, je dirais aussi à une forme de milieu qui est pas seulement ethnique mais aussi sociale. Euh, Bon, c'est, mais l'espace social, il est il est violent. Ok, donc le vin, tout ce qui est alcool, vin, cigare, ça dit beaucoup beaucoup beaucoup de choses. Rendez-vous compte à quel point le nombre de choses qui disent ont énormément de signification dans dans plein de domaines différents. Et vraiment, c'est une manière aussi de se reconnaître, hein. C'est comment vous savez que quelqu'un fait partie de votre groupe social ? Comment vous savez instinctivement que ce mec, il fait partie de mon groupe ? Les gens sont attirés par par ce qu'ils sont, ce qu'ils sont, c'est l'habitus, n'oubliez pas. Roméo et Juliette, il y a deux manières de voir Roméo et Juliette. Il y a la vision complètement conne, et la vision réaliste. La vision complètement conne de Roméo et Juliette, c'est l'amour impossible. Donc, Roméo et Juliette. Roméo peut épouser n'importe qui, sauf Juliette. Juliette peut épouser n'importe qui, sauf Roméo. C'est l'amour impossible, c'est le désir ou le plaisir dans la transgression. On va transgresser l'ordre l'ordre social établi, tomber amoureux, et se marier et crever comme des cons. Ça, c'est la version conne de Roméo et Juliette. La version réaliste de Roméo et Juliette, c'est quoi ? C'est la première phrase du bouquin, c'est quoi ? La première phrase du bouquin, c'est un truc du genre, "deux familles égales en richesse, en dignité, en machin, bidule." Par définition, il y a deux familles qui sont identiques. Il n'y en a pas trois, il n'y en a que deux qui sont identiques. Et finalement, chacune chacune de ces familles a un rochon, un enfant, une progéniture qui a qui a en âge de procréer et se marier. Roméo d’un côté, Juliette de l’autre. Et finalement, comme il n'y a pas d'autres familles, ils ne peuvent que être attirés l'un par l'autre. Le truc, c'est que Juliette, elle va pas se taper un rocker et Roméo, il va pas aller voir la fermière du coin. Vous voyez ? Donc, ils sont un peu condamnés Roméo et Juliette à se marier en fait, à être attirés l'un par l'autre. Et surtout, habitus social, ils désirent ce qu'ils sont socialement. Et comme il n'y a que deux familles, putain, il n'y a pas beaucoup de choix. Donc, la version réaliste sociologique de Roméo et Juliette, c'est que c'était un amour qui était prédestiné sociologiquement, et s'est bien passé jusqu'au bout. Ça, c'est la version réaliste. Bon. On continue. 6, la nourriture et les manières. Donc, en fait, la nourriture, c'est une chose. Qu'est-ce qu'on commande, comment on comment on, et cetera. Qu’est ce qu’on mange, qu’est-ce qu’on mange chez soi, qu’est-ce qu’on mange à table. Quand on reçoit des gens, qu’est-ce qu’on fait comme bouffe. Euh, c'est pas, euh, je sais pas, qu'est-ce qui va être comme analogie cinématographique du bourgeois. On prend des extrêmes, mais bon bref. Euh, mais après, autour de la nourriture, ce qui compte, c'est comment vous mangez. Et ce sont vos manières. Est-ce que vous savez utiliser les couverts à la con ? Euh, et c'est et ça dit beaucoup de choses. Et encore une fois, c'est pas mieux de manger comme un noble. Euh, c'est juste une manière de signifier que soit vous faites partie de ces gens-là, soit vous savez, vous le dissimulez, vous simulez une appartenance. Euh, donc, la manière de manger, la manière d'utiliser les couverts, la manière de se tenir à table, la manière d'utiliser ces trucs-là, quoi. C'est aussi des marqueurs sociaux. Ça signifie énormément de choses sur qui vous êtes, d'où vous venez. Et, croyez-moi, euh, pour quelques potes un peu bourgeois et un peu un peu blindé, instinctivement, ils savent d'où vous venez. Vous, vous mangez, vous pensez manger comme eux, vous ne voyez pas la différence. Eux, ils voient la différence, instinctivement. Instinctivement, ils savent que vous ne faites pas partie du milieu social. Vous n'avez pas eu les mêmes écoles, vous n'avez pas eu la même éducation. Ils le savent. Vous, vous ne savez pas qu'ils le savent. Eux, ils le savent. Parce que des petites règles à la con, il y a la manière d'utiliser les couverts, vous prenez, je sais pas, mais il y a des règles comme ça. Euh, donc, pareil, le repas est un moment profondément social. Euh, d'ailleurs, c'est con, mais, je crois que c'est dans "Influence et Manipulation" qu'il y a cette anecdote. Euh le les levées de fonds ont toujours sont toujours lors de repas. Premièrement, on va inviter des gens à un repas, et en fait, sous le prétexte de ce repas, après ce repas, on va lever des fonds pour des projets politiques ou des projets de charity ou humanitaires, vous voyez. Et le repas est un lieu, finalement, social. Le fait aussi d'inviter quelqu'un à un repas pour signifier c’est une manière de créer, de poser un cadre. Tu invites chez une personne, donc tu es, finalement, dans son cadre à lui, sa maison à lui, ses règles à lui. Donc, il y a une dynamique sociale. Le fait d'inviter, après, d'inviter en retour. On est sur le principe de réciprocité que vous retrouverez également dans "Influence et Manipulation". C'est très très chargé en règles tout ce qui touche à la bouffe, quoi. Euh, et si on veut vraiment voir le repas, tu as tu as tu as dans dans les traditions asiatiques, les repas ou les cérémonies de mariage, par exemple, c'est hyper important plus tu peux inviter de gens, plus la bouffe est sophistiquée, plus il y a de bouffe pour plein de gens, et cetera, plus c'est une manière de signifier votre place dans l'espace social. Donc, en gros, il y a des abrutis qui se ruinent pour l'heure de mariage pour pouvoir signifier que, voilà, ils ont un rang social particulier et ils veulent le signifier, quoi. Donc, c'est vrai que la bouffe, euh, est profondément, en fait, la bouffe c'est forcément profondément, euh, historiquement, enfin, depuis très très longtemps, obtenir de la de la nourriture, c'est déjà une question d'organisation, d'agencement entre les humains. C'est, vous voulez buter un mammouth, vous êtes seul, ça va être chaud. On va dire, il faut être à plusieurs. Qui dit "plusieurs", dit qu'il y a forcément un "leader", un meneur. Il y a la question de savoir qui mange en premier. Euh, chez les animaux, euh, le lion, d'abord, le lion mâle, il bouffe. Et la lionne, elle bouffe après. Ok. S'il reste pour l'enfant, tant mieux. Mais, euh, j'ai dire, qui mange quelle pièce dans quel ordre, c'est aussi une manière de poser la hiérarchie sociale, c'est un peu, on va dire, euh, "old-school", voire animal, quoi. Donc, nourriture très riche en information, très riche en en dynamique, très riche en "frame". Voiture. La voiture, évidemment, c'est l'instrument, euh, je dirais, un des instruments privilégiés du statut social, et de signifier, finalement, votre ascension sociale ou votre appartenance sociale. Typiquement, bah, dès que vous avez du poignon, vous achetez une belle caisse. C'est tout "marketing" de Porsche. Vous avez réussi votre vie, vous êtes cadre Sup, je sais pas, vous êtes un dentiste en province, ou un, je ne sais rien, un notaire en province, voilà, vous avez 50 balais, vous payez une Porsche, quoi. Euh, donc, la voiture très important, finalement, dans euh le statut social. Si vous allez plus dans la culture américaine, la statut euh, la, euh, pardon, la voiture est aussi un symbole de liberté, mais, c'est aussi un symbole de, en fait, typiquement, si on remonte un peu à l'Amérique des années 60-70, par exemple, bah, c'est vrai que si vous, vous avez une caisse, vous pouvez vous pouvez prendre la, la meuf, et l'amener à une "date", un rendez-vous, au cinéma, et cetera. Mais, il faut une voiture, parce que aux États-Unis, dans la plupart des bleds, il n'y a pas de taxi, il n'y a pas de transport en commun. Pourquoi il n'y a pas de transport en commun aux États-Unis ? Parce que le lobby du pétrole et de la voiture a flinguer tous les projets de transport en commun aux États-Unis, pour que tout le monde ait des bagnoles, pour qu'ils puissent vendre des bagnoles et du pétrole. Normal, les mecs, ils ne sont pas fous. Ils ont plein de marketing et de propagande. Euh, donc, la voiture, en fait, même en tant que "teenager", aux États-Unis, c'est un statut social. C'est que, "ok, tu as une voiture, donc tu peux aller baiser la meuf dedans, donc tu peux aller au cinéma", ça a toute une signification. C'est très très riche en signification, la bagnole. Après, bah, voilà, euh, en Europe, la voiture, c'est, bah, finalement, votre voiture, elle dit votre appartenance sociale. Euh, est-ce que vous êtes sur euh, voilà, une Mercedes, machin, est-ce que vous êtes sur une Lamborghini, est-ce que vous êtes juste sur une caisse, machin ? Euh, en fait, la voiture, il y a des gens qui vont dire, "oui, mais, non, mais, voilà, moi, ce que je veux, avec la voiture, c'est juste un truc fonctionnel". C'est faux. C'est c'est très peu de cas où c'est vrai. La voiture est toujours là pour signifier quelque chose. Et ça peut signifier, "fuck you", hein. Moi, je vous envoie une Toyota, c'est "fuck you". Est-ce que je peux me payer une putain de Lamborghini Urus, machin ? "Eh, est-ce que je trouve que c'est joli une putain de Lamborghini Urus ?" "Ouais, c'est canon, j'adore." Je trouve ça magnifique. Mais, j'ai pas envie de m'acheter cette merde, quoi. Si je suis à Dubaï, tout le monde est en Lamborghini, donc ça, ça compte plus vraiment, quoi. Mais euh donc, quand tout le monde est en Lamborghini, mon comportement de rupture, je prends une Toyota, pour "fuck" à tout le monde, quoi. Et puis, l'argent, je le fou dans les trucs qui rapportent du "cash-flow", et après ce "cash-flow", il fera que je serai libre, et que je pourrai payer des gens pour apprendre à mes gamins à bouffer avec des cuillères en argent, et ce sera comme Charles-Henri. Ça se trouve c'est utile, on sait rien. L'issue du cours nous dira si elle est utile ou pas. Donc, la voiture, pareil, quel modèle de voiture ? Quel est l'âge de la voiture ? Est-ce qu'il y a un chauffeur ou pas, qui la conduit ? C'est un marqueur social très important. L'art. Est-ce que vous possédez de l'art ? Qu'est-ce que vous avez genre ? Est-ce que vous possédez de l'art ? Est-ce que vous comprenez l'art ? La compréhension de l'art, c'est de capital culturel. La possession d'art, c'est un mixte de capital culturel. Qu'est-ce que vous avez acheté ? Comment vous l'avez acheté ? Qu'est-ce que vous avez choisi comme art chez vous ? Et c'est aussi un marqueur de, on va dire, de capital social ? parce que finalement ici, est-ce que vous rencontrez des gens qui peuvent vous faire, enfin, vous euh, vous éduquer à ça. Est-ce que vous pouvez avoir accès à, disons, des enchères, des machins, des ventes, et cetera, d'art. Et forcément, capital économique. Est-ce que vous pouvez vous payer de l'art, quoi ? Et pareil, l'art dit beaucoup de choses sur vous. Euh, euh, si vous prenez un truc, euh, il y a un truc qui s'appelle Eden Gallery, ils sont ils sont partout dans le monde. Eden Gallery, ils sont super forts, les mecs. Ils vendent fondamentalement de la grosse merde. Euh, ils vendent de l'art. Alors, c'est un pote juif qui me l'a dit, donc je peux le dire. C'est de l'arnaque. Euh, c'est lui qui le dit, c'est pas moi. Donc, lui, il a le droit de le dire. On c'est comme il y a certains mots qu'on peut utiliser que quand on fait partie de certains de certaines ethnies. Bon, voilà, c'est un peu pareil. Et, en gros, ils vont avoir des artistes comme Alec Monopoly. Alec, qui a un C, Monopoly. Et c'est que, en gros, du "pop art" euh surpricé à 1000 fois sa valeur. Comment on définit la valeur de l'art ? La valeur de l'art, c'est très simple. Ça se, ça se détermine en ventes aux enchères. C'est la vente aux enchères qui détermine la côte d'un d'un artiste. La vente aux enchères, c'est pas la vente en mode téléphone ou de gré à gré, non, non. C'est la vente aux enchères qui détermine, c'est quoi la côte d'un artiste. Tous les artistes de Eden Gallery, quand ils sont vendus en enchères, ça part à 200 balles. Quand ils sont vendus en galerie, Eden Gallery, ils vendent des tableaux entre 20 000 et 100 000 balles. C'est fondamentalement, ils valent 200, ils valent 200 dollars, en fait. C'est la côte officielle du marché de l'art, elle dit, ça vaut 200 balles. Mais, ils vont mettre ça à Mykonos, Saint-Tropez, Dubaï, Séoul, New York, et cetera, machin. C'est très "pop". Tous leurs vendeurs, bah, c'est des très bons "closers", et ils vont vendre des croûtes, en gros, à 100 000 balles. Tu mets ça chez toi, ça dit quoi ? Ça dit que, fondamentalement, tu as de l'argent, mais tu as aucun capital culturel. C'est un peu comme la Patek en or, en fait. Euh, et pourquoi pas ? Ce qui est Alec Monopoly, moi je suis fan Un peu. Je trouve ça hyper joli. Est-ce que je le fous chez moi ? Non, parce que ce que ça signifie, c'est que je suis un débile qui ne comprend rien. Mais je trouve ça joli et amusant. Sur Instagram, il dit, "C'est la meilleure vie", le mec. D'ailleurs, en termes de "marketing", très bons, les mecs, hein. Alec Monopoly, super "marketing", Eden Gallery, super "marketing", super "closing". Je sais pas, si on est un bon produit de "marketing" bourrin, de dollars, dollars, dollars. En tout cas, "marketing" bourrin, on y est. Euh, c'est un peu, ouais, le le B2B dans l'art, quoi. 9, le "zip code", en français, le code postal. Où est-ce que vous vivez ? Dans quel quartier vous vivez ? Dans quelle tour vous vivez ? Euh, dans quelle, euh, je pensais à la blague dans dans, putain, ça s'appelle comment, là, le truc avec Omar Sy, mec en chaise roulante, là ? "Intouchables". Euh, dans "Intouchables", où le mec qui lui dit, "euh, le le le riche, il a, il met de la musique." Et euh, et il dit, "Mais, vous connaissez Berlioz ?" et il dit, "Mais, vous me demandez, c'est moi qui connais Berlioz ? Vous connaissez vous ? " Vous connaissez qui vous avez Berlioz ? Quel bâtiment ? Quel truc ? Le mec, attends, mais avant d'être une tour HLM, c'était un compositeur. Le mec, il fait, "Je sais, je me foutais de votre gueule", quoi. Très bonne scène d'ailleurs, ce truc là. Euh, et euh et euh donc, le "zip code", là où vous vivez, pareil, ça signifie énormément de choses. Par exemple, il y a les quartiers, les machins. Est-ce que vous êtes en province ? Ça vous place dans un capital, vous êtes plutôt, dire, on va dire, Paris Rive Gauche, un peu culturelle "bobo", Paris Rive Droite, plutôt euh vieille argent, d'droite, euh Sarkozyste. Euh, est-ce que vous êtes en banlieue ? Dans quelle ville, pays, quartier vous vivez ? Ça donne une information. Euh, quand vous vivez à Dubaï. Quand vous dites que vous vivez à Dubaï, bah, euh, on va dire que, déjà, quand on dit que vous vivez à Dubaï, la réaction sera très différente. Il y a plein de gens qui diront, "Ah, super, trop bien", parce que eux, le leur groupe de référence, c'est les influenceurs, et des mecs un peu "ghetto" qui sont à Dubaï, qui vont se dire, "ok", tous les mecs "cool", ils sont là. Donc, "tu es à Dubaï, donc tu es cool". Euh, vous allez voir Charles-Henri, et vous dites que vous vivez à Dubaï, il va dire, "Bah, il y a, mais, ça manque de culture, c'est artificiel". Tu vois. Euh, je dis, "oui, bah, prends ta culture, tu la roules, tu dans ton cul. Ton pays, il prend la flotte, il est en train de crâmer, et tes gamins, ils se font égorger dans la rue". "Mais, on a de la culture." Euh, bientôt tes musées seront rachetés par le Qatar pour faire des stades de foot, quoi. Mais bon. On a la culture. Euh, mais, vous voyez, ça déclenche des choses. Euh, alors, le point euh 10, ça va être les résidences que vous avez. Est-ce que vous avez une résidence principale ? Est-ce que vous avez une résidence secondaire ? Est-ce que vous êtes propriétaire ? Est-ce que vous avez, finalement, des lieux de villégiature, ce qu'on dit comme ça en français "sophistiqué", euh, dans différents endroits du monde ? Est-ce que, voilà, vous avez, genre, en fait, typiquement, euh, c'est un, c'est une histoire que j'ai entendu, il y a des, euh, en fait, comme je suis passé par HEC, en fait, en prépa HEC à HEC, il n'y a que des mecs qui ont du fric. Enfin, prépa HEC à HEC, en gros, il y a moitié de fils de prof, moitié d'enfants de prof, moitié d'enfants de cadre sup, sup, sup, sup, sup. Il y avait une histoire comme ça, c'est assez intéressante. Je me, moi, je trouve ça fascinant, les humains, ça m'amuse beaucoup. Et le mec il explique que, voilà, il y a untel qui s'est acheté un chalet à je crois, à Courchevel, ou à Méribel. Un truc comme ça. Je n'ai jamais été là-bas, donc je ne connais pas trop. Euh, parce que, en fait, toutes ses relations professionnelles, des grosses fortunes françaises, ont des gros chalets de bâtard, là-bas. Et un chalet de bâtard, là-bas, ça coûte 10 millions, 20 millions, c'est très cher, quoi. Et lui, en fait, il s'est juste acheté un chalet à je crois, c'était à 5 M, un truc comme ça. Sauf qu'en fait, le chalet à 5 M, c'est un chalet de merde par rapport au chalet à 30 M, vous voyez. Et le gars, en fait, il avait besoin de, c'est c'est un baron, hein, le mec, hein, mais, euh, c'est c'est c'est le daron d'un pote. Euh, ou une connaissance, plus qu'un pote. Et en fait, le daron avait besoin de se justifier. En disant, "Oui, mais, en fait, nous, on a le temps de trouver vraiment un chalet qui nous plaît avec ma compagne. Donc, euh, le temps de trouver quelque chose, ça nous a pris ce petit truc, mais c'est transitoire." Putain, fils de pute, tu t'es acheté un chalet à 5 M. Kiffe, bordel ! Non. Il a acheté un chalet là parce qu'il faut avoir un chalet ici parce qu'il faut être à côté des autres, mais comme les autres sont à chalets qui ont 10 fois plus gros, et qu'en fait, toi, tu ne peux pas te payer un chalet plus gros, et tout le monde sait que tu peux pas te payer un chalet plus gros, tu vas te dire, tu vas dire, "Oui, alors, voilà, moi, je suis transitoire." Marie-Astrid, on n'a pas vraiment trouvé ce qu'on veut, ce qu'on veut quelque chose de typique avec du charme, mais on ne trouvait pas ça. Puis, en même temps, on aime beaucoup venir à Méribel, Courchevel. Donc, on a dit, on a décidé de prendre cette merde. Voilà, c'est marrant, hein, parce que ça fait faire des choses bêtes aux hommes, le statut. Euh, au lieu de se dire, "Je vous emmerde, je vais ailleurs", quoi, vous voyez. "Je fais du ski à Dubaï. Je vais au Mall of the Emirates à Dubaï. Je fais du ski, les mecs. Et dans le désert, dans le désert, on met un Mall climatisé. Dans le Mall climatisé, on met une piste gelée. Dans la piste gelée, on met un resto chauffé. Dans le resto chauffé, il y a un frigo congelé." Chaud, froid, chaud, froid. Chaud, chaud, chaud, chaud, froid. C'est pas le progress. Qu'est-ce que c'est ça ? Bon. Euh, donc, les résidences, ça donne beaucoup d'informations sur, pareil, votre place dans cet espace social, et cetera. Euh, et votre niveau de patrimoine et votre capital social. C'est, est-ce que vous êtes à proximité de cette un cercle ? Si tu si tu es tous les ans, euh, on va dire de la très très haute bourgeoisie petite tune sont dans une station de ski particulière, et que vous, vous dites, "Non, non, mais moi, je vais aller faire du ski en Autriche", bah, ouais, socialement, vous ne développez pas votre capital social. Vous, certes, vous préservez votre capital économique parce que vous n'avez pas acheté un merde. Mais, ça ne contribue pas à développer votre capital social. Donc, pas fou. Euh, donc, arbitrage entre le capital économique et le capital social. C'est évident. C'est peut-être que, finalement, prendre un chalet de merde à 5 M là-bas, ça permet d'être proche des mecs pétés de thune, de "dealer" avec eux, et, finalement, grâce au "deal" que vous faites avec eux, vous vous pouvez acheter un vrai chalet d'enculé 3 ans plus tard. Peut-être. Euh, rappelez-vous, une des notions, en introduction, c'était les stratégies. Qu'est-ce qu'on veut maximiser ? Euh, donc, 11, c'est le numéro 11, les lieux de vacances. Donc, pas forcément un lieu où vous avez une résidence, vous avez une propriété, mais un lieu où vous allez. Et ça, pareil, ça donne énormément d'informations. J'ai découvert un concept. Je trouve ça, j'adore. Il y en a deux, les mecs. Il y en a un qui s'appelle Arlin Moor, et l'autre qui s'appelle Adam Horovitz, ou quelque chose comme ça. C'est fascinant les humains, j'adore. Euh, eux, leur positionnement, il m'a fallu du temps à comprendre, hein. C'est qu'en fait, ils sont "cool". Et en fait, être "cool", c'est un positionnement. Et donc, ils sont "cool", les mecs. Et les gens "cool", il y a un truc qui s'appelle, "le circuit", quoi. Et en fait, à chaque moment de l'année, il faut être à un endroit spécifique. Donc, en gros, il faut être à Cannes pour le Festival de Cannes, après, il faut être à Mykonos pour je sais pas quelle merde. Après, il faut être à Tulum, au Mexique, pour je sais pas quel truc. Après, il faut passer à Dubaï une fois l'hiver. En fait, il y a une forme de circuit planétaire, comme ça, où un moment précis, un lieu précis, un moment précis, il faut être là. Et si tu fais ça, et après, au sein de ce lieu précis, il y a de nouveaux des moments et des lieux. Donc, tel tel jour ou telle soirée ou tel jour de la semaine, il faut être dans telle boîte, dans tel resto, ou dans tel quartier, je ne sais rien, quoi. En fait, c'est tout un concept. Et les mecs, la Arlin Moor, là, parce que j'ai analysé son "business" pour l'influence digitale, je trouve ça absolument fascinant. Je j'adore les humains, je vous jure, je suis je suis fan de l'humanité. Et le mec, il vend une formation pour apprendre à être "cool". Tu connais le circuit ? Et tu peux faire comme ça. Et c'est super intéressant. Enfin, sociologiquement, c'est passionnant, quoi. Et donc, là, pareil, il y a cette notion de, tu vois, tu as les lieux de vacances, les lieux de villégiature. Et il faut être, tu as le circuit, quoi. Euh, et c'est vrai, qu'en fonction de votre milieu social, en fonction de votre capital culturel, de votre capital social, de votre capital économique, c'est différents lieux. En gros, Saint-Tropez, par exemple, l'été, c'est soit pour les gens brutalement millionnaires ou milliardaires, soit pour les "kékés". Le mec qui est juste bourgeois plus plus, il va pas à Saint-Trop. Il va ailleurs. Euh, et en fait, il y a il y a un truc comme ça, quoi. Donc, euh, il y a il y a, enfin, il y a il y a des lieux qui ont une signification en fonction des différentes formes de capital. Donc, lieu de vacances, le circuit, c'est fascinant. Après, 12, il y a l'accès à des clubs. Euh, donc, il y a tout ce qui va être les les clubs de riches, les clubs, les machins, les bidules. Les euh, ce qui est beaucoup, c'est les clubs des des des facs américaines. En gros, tu vas avoir le "Harvard Club" ou le "Yale Club" à New York. Et, en gros, seuls des gens qui sont passés par Harvard. Ce "spoiler alert", il faut être payé. Ce "spoiler alert" 2, c'est putain de cher. Peuvent euh aller à ce club. Et, du coup, "net-worker", assister à des événements, et cetera. Ce qui ce qui est hilarant, c'est que HEC, euh, et c'est là c'est pareil, avec le club HEC, machin. C'est éclaté au sol. C'est flinguer sa chair. Mais, c'est en mode, "ouais, aussi faire comme les Américains". C'est un peu la tragédie de la HEC, ça. Mais ce n'est pas le sujet. Donc, les clubs, euh, les clubs, ce peut être, genre, des clubs de gens qui ont des super "car". Moi, j'ai un pote, il a une super Porsche, vous avez une "canary", voilà. Et, donc, euh, c'était 3-4, j'en sais rien, enfin, un truc comme ça, quoi. Euh, et le mec, voilà, parce que il a une une bagnole d'enculé, il rejoint un club où tout le monde a des caisses d'enculé. Et, puis, grâce à ça, finalement, il sympathise avec plein de gens qui ont plein de thunes, qui ont des trucs intéressants. Et qui sont tous passionnés par des des caisses d'enculés. Et ce n'est pas intéressant que ça. Donc, les clubs, euh, les "business clubs", les euh, les euh, même, quelque part, les "lounges" dans dans dans un certains aéroports internationaux, enfin, dans certains gros aéroports internationaux, ça compte. Donc, le club. D'ailleurs, il y a même en sociologie, un truc qui s'appelle, "les biens de club". Un bien de club, c'est un bien qui signifie son appartenance à un cercle social. Euh, bah, vous prenez les "bored ape" NFT en, enfin, euh dans la crypto, aujourd'hui. C'est une manière de signifier que, "je fais partie des gens qui peuvent claquer 100 000 balles pour avoir un petit singe en JPEG sur la blockchain, qui le sert de profil." C'est un club. C'est un bien de club. C'est un bien de signifier, "je fais partie de ce cercle". Toi, tu as pas le petit singe, tu ne fais pas partie du cercle. Tu as raté ta vie. Ok ? Si tu as 21 ans sur la blockchain, tu as pas un petit singe, tu as raté ta vie. C'est comme la Rolex, pour les autres. Enfin, il y a le classique, j'aurais peut-être dû commencer par ça. Le "dress code". Comment vous vous habillez ? Est-ce que vous êtes en mode "ghetto gangsta" ? Est-ce que vous êtes en mode "geek" ? Est-ce que vous êtes en mode "casual chic" ? Est-ce que vous êtes en mode "coincé du cul" ? Évidemment, ce que vous portez dit énormément de choses sur vous. C'est et même, quelque part, le fait de dans dans le diable s'habille en "Prada", il y a ce truc où la meuf, elle dit, "oui, mais moi, ça me concerne pas trop. Moi, c'est ma version de moi." Et la meuf lui dit, "Si, si. On a déterminé, nous, à travers nos études, qu'il y avait un segment de meufs qui ne comprenaient rien à rien, qui n'avaient aucun goût. Donc, vous faites partie, euh, et que ces gens qui ont déterminés sociologiquement et culturellement pour toi, vont s'habiller comme ça. Donc, en fait, tu crois que tu es indépendante, euh, et qu'en fait, tu t'en fous, mais, en fait, moi et mes collègues, on a décidé que toi, tu allais être habillée comme ça. Tu n'as pas le choix." D'ailleurs, si vous avez un doute, regardez, il y a un "punk à chien". Partout où vous allez en Europe, le "punk à chien" a la même veste en cuir, les mêmes godasses, le même pull, et les mêmes conneries, la même crête à la con. Les mêmes putains de chiens. Même jusqu'au chien, ils ont les mêmes chiens, les mecs. Quelle est la probabilité que le mec en rébellion contre la société, en mode "je suis indépendant, je suis rebelle, euh, je décide de mes propres codes", arrive tous à avoir la même putain de crête à la con et les mêmes chaussures. Non, non, il y a des gens qui ont décidé que le "punk" à chien, il y a des gens qui ont décidé que on allait avoir 0,01% de "punk à chien" qu'ils allaient être dans les centres-villes près de la gare, s'ils ont des chaussures en cuir comme ça et une crête, je dirais, de X centimètres, vert, bleu ou rose. Fondamentalement. Et que, jusqu'à la marque de gel, c'est décidé. C'est fascinant le "punk à chien", c'est qu'il est intimement persuadé d'être en rupture par rapport à la société, que tous les autres cons sont des "PNJ", des drones pilotés, mais pas lui. Et il est tellement pas lui que le mec il y a quand même des gens qui ont décidé pour lui, où est-ce qu'il allait poser son cul, quel type de chien il allait avoir, et la couleur de sa crête. C'est fascinant la société, hein. Comment on arrive à avoir les mêmes punks à chien partout ? Et bien, un mec a décidé quelque part. Il y a bien des mecs dans des bureaux qui ont dit, "Bon, allez". Allocation de "punk à chien". Euh, je les veux comme ça, comme ça, comme ça, comme ça et c'est décidé. C'est, c'est marrant, en fait, ça demande si c'est pas une "matrix" ou un jeu vidéo, hein. C'est putain, avoir le même "punk à chien", un toutes les putains de villes. Qui c'est la même dégueulasse, et le même putain de clébard. Mais, quelle était la probabilité ? C'est si chacun d'entre nous, on dit, "Bon, les gars, nos limites, on fait n'importe quoi. On court à poil dans la rue, on se bat des gens avec le corps, on chie sur un hélicoptère avec un bite." On fait n'importe quoi. Mais, quelle est la probabilité qu'on fasse tous la même chose ? C'est compliqué, en fait. Ou alors, ils font pas n'importe quoi. C'est décidé socialement pour eux. Parce que même au sein du "punk à chien", il y a un phénomène d'acculturation. Même au sein du "punk à chien", il y a un capital économique, un capital social, un capital culturel. Même au sein du "punk à chien", partout. On n'y échappe pas. Ok. Et c'est fait réfléchir le "punk à chien". Alors, 14, les relations. Qui vous avez ? qui vous connaissez ? Qui parle de vous ? Qui vous recommande ? Qui vous valide ? Qui vous invite ? Est-ce que je peux inviter quelqu'un à cet événement ? J'ai j'ai j'ai demandé à j'ai invité quelqu'un ce soir à bouffer. Je sais pas s'il a répondu. Ah, super. Il dit oui. Euh, monsieur, il est né social. Alors, OK. Il sort une fois par semaine. Bon. Il me faut un "steak" ce soir. Donc, euh, les relations, pareil, en fait. Le fait d'aller valider une personne, c'est engager sa réputation. Si vous, vous faites rentrer quelqu'un, vous introduisez quelqu'un, vous présentez quelqu'un à d'autres gens, que ce soit professionnel, amical, peu importe, vous engagez votre crédilité, vous transférez votre crédibilité à cette personne. Ça, ça ne se fait pas gratuitement. Ou ça, ça ne, ça ne se fait pas gratuitement. Vous en fait, vous savez, il y a des conséquences. Il y a une signification. Vous ne pouvez pas toujours le faire. Il y a un nombre de points que vous pouvez faire. Il y a un nombre de points que vous pouvez perdre en dessous duquel plus personne ne vous fait confiance, et votre parole et votre crédibilité et votre introduction ne valent plus rien. Donc, les relations, les recommandations, les validations, c'est fondamental. Euh, 15, culture, conversation. Le champ lexical. Bon, là, du coup, on est vraiment dans le capital culturel de base de Bourdieu. Vos sujets de discussion, votre champ lexical, euh, votre vocabulaire, la précision du vocabulaire, la gueule de votre phrase. Est-ce que vous avez des mots qui sont plus que trois syllabes ? Pas facile, hein. Tout le monde n'y arrive pas de nos jours. Donc, culture, conversation, pareil, c'est une manière de par définition, enfin, la communication par définition est ce qu'il y a de plus social et de sociologique, quoi. Euh, 15, votre expertise. L'expertise, c'était je vous rappelle quand je parlais de Obama et de son urologue. Ça va être le "local star power". C'est, est-ce que il y a un sujet où quand c'est votre sujet d'expertise, tout le monde ferme sa gueule parce que c'est vous le patron. Est-ce que vous voyez mes notes. En fait, une manière, finalement, de booster son statut et d'asseoir, quelque part, son "frame" euh et, euh, je dirais, euh, sa sa sa violence sa violence symbolique, et cetera. C'est d'être un expert. D'être un expert d'un sujet. Ok. La discussion va vers ce sujet là. Les regards se tournent vers vous. C'est vous le patron. Même si vous êtes le petit gros, là, au fond de la salle, dont personne n'a rien à foutre, il y a 5 minutes, tous les regards se tournent vers vous. Faut pas décevoir les gens. Donc, quelle est votre expertise ? Est-ce qu'il y a un sujet sur lequel vous êtes une putain de star ? C'est la fois que quand j'avais vendu, enfin, vendu, quand j'avais commencé à à faire de la propagande pour l'e-Rex, en 2019, je crois, ça remonte. J'ai dit, il y a un des un des leviers qu'il faut développer, c'est avoir une expertise. C'est-à-dire que, quand vous êtes méga bon dans un sujet, c'est un peu une assurance contre le chômage. Mais, c'est aussi, je vais pas le dire à l'époque, mais, je le dis ici, un statut social. Vous êtes foutument bon, foutument exceptionnel dans un sujet, vous êtes l'expert mondial dans un sujet. Ça signifie quelque chose. Même si et en plus, ce qui est bien, c'est que, quand vous êtes l'expert mondial dans un sujet, dans les 0,01% world d'un sujet, on vous pardonnera d'être bizarre. On dira, "ils sont comme ça les experts". "C'est ça les artistes, hein." Je sais pas si vous voyez la phrase dans dans "99 Francs", où le mec, il dit, "Mais, là, notre créatif, il ne va pas passer l'hiver, hein. Il s'il se prend comme coup de fouet dans le lit, il va mourir." Et l'autre, il dit, "C'est comme ça les artistes." "C'est pas grave, on en trouvera un autre." Alfred, tu es un enculé. Euh, 17. Ah, ça, j'aime bien. Les règles. Est-ce que Quelles règles vous suivez ? Quelles règles vous vous violez ? Quelles règles vous imposez ? Ça dit beaucoup beaucoup de choses sur qui vous êtes. Bon, je ne suis pas très bon dans tout ce qui est séduction, machin et tout. Autiste, oblige. Mais pour moi, la phrase, j'ai déjà testé, qui marche le mieux, c'est la meuf, elle me dit, "Où tu vis ?" Bah, je lui dis, "Où je veux". Je fais ce que je veux, en fait, tu vois, je m'en bats les couilles, quoi. Genre, je dis pas comme ça, je dis avec plus de plus d'élégance et de charme. Mais, en fait, le fait de dire, "cette phrase", ça dit quoi ? Ça dit qu'en fait, je suis quelqu'un qui a mes propres règles. Ça dit quoi ? Bah, ça dit que je ne suis pas un employé. Ça dit que il y a pas un employeur qui me dit, "Alors, à 8h du mat, tu dois être là." "Tu pointes", ce n'est pas le truc. "Tu vois que la cantine est à 12h." Non. "Tu as le droit à une pause café." Non. Ça dit, j'ai mes propres règles. Et en termes de statut, en termes de "lifestyle", c'est extrêmement puissant. Donc, quelles règles vous subissez ? Genre, "payer les impôts", "non, c'est mort, je vais à Dubaï". Quelles règles vous arrivez à imposer aux autres ? Ça, typiquement, on fait un cours. C'est moi qui impose comment vous pouvez communiquer. Vous, je sais pas, vous savez que, pour moi, c'est interdit d'écrire dans le chat en majuscule ou de mettre trois points d'interrogation à la fin d'une question, sinon je vous dégage, je vous monte. J'impose mes règles. Je suis en capacité d'imposer mes règles. Momentanément, là, dans l'espace de ce cours pédagogique, c'est moi qui impose mes règles. C'est moi qui impose mon "frame", vous voyez. Euh, donc le rapport aux règles, c'est très important. 18, l'apparence physique. Posture, taille, ethnicité, dentition, chirurgie esthétique. Donc, votre apparence physique a un impact social. On sait très bien que les gens beaux sont mieux payés que les gens moches. On sait très bien que, euh, une femme, c'est possible, séduisante, à crime égal, à casier judiciaire égal, sera beaucoup moins sanctionnée par la justice qu'un homme. Dis comme ça. On sait aussi que la justice est un jury pour le même crime avec le même casier judiciaire, quelqu'un de laid sera davantage sanctionné que quelqu'un de beau. Il y a des statistiques pour ça. Alors, en France, les statistiques ne sont plus autorisées, parce que, évidemment, ça le mettait en évidence trop de biais, ou de corruption. Euh, mais, aux États-Unis, ils font plein de statistiques là-dessus, c'est très drôle. Donc, l'apparence physique, ça vaut. 19, le charisme. Est-ce que, vous voyez, Ben Braham ? Ben Braham, c'était l'avocat de, c'était l'avocat de DSK. Je crois que c'était aussi l'avocat de Martin Shkreli. Et Ben Braham, c'est le gars, il fait 1m60, il est tout petit. Il a un charisme de malade. C'est en gros, l'as du barreau à à New York. Et, en gros, tu peux être, tu peux avoir fait les pires merdes de la terre, tu as Ben Braham qui arrive, ils sont étaient là, avec un charisme de taré, une expertise de tarée. Il te démonte tous les témoins et tu es acquitté. Le charisme, ça contribue à ta position dans l'espace social. C'est le gars, il rit, le monde. Le charisme se détermine ta capacité à séduire, ta capacité à négocier, ta capacité à inspirer confiance, ta capacité à diriger, à donner aux gens envie de te suivre, et cetera. Ok. Donc, 19, le charisme. 20, les diplômes. Ma théorie, c'est que ça va changer. Mais, aujourd'hui, les diplômes ont une réelle signification sur ton capital social, parce que si tu es à Harvard ou à HEC, tu as accès au réseau de HEC ou Harvard. Euh, capital culturel, parce que pour rentrer à HEC, putain, tu as intérêt à être un peu cultivé, sinon ça ne va pas le faire. Tu peux être très bon en maths, mais ça ne suffit pas. Polytechnique, tu peux juste être bon en maths. Mais, des trucs, genre HEC, Sciences Po, l'ENA, le NS, tu as le NS façon littérature et compagnie, pas façon science, enfin, la vraie science, euh, voilà. Donc, donc capital culturel, euh comme les gens partent du principe qu'il y a un lien entre votre niveau d'étude et vos rémunérations, ce qui était vrai par le passé qui restera vrai aujourd'hui, qui sera probablement faux demain, le fait d'avoir des diplômes prestigieux, de fac ou d'écoles prestigieuses, ça donne aussi une information, euh et ça contribue, je dirais, à votre statut dans l'espace social. Également, ce qui compte beaucoup pour les gens, c'est l'éducation de leurs enfants. C'est de savoir que, voilà, oui, mon fils est en prépa. Ma fille est à Harvard, machin, ou elle est à Yale. C'est super important. C'est ça raconte beaucoup pour les gens, surtout pour, on va dire, la "old money", les bourgeois, et cetera. Euh, ça un truc important pour eux. Pourquoi ? Parce que, en fait, je vais faire une petite une petite boucle sociologique. En fait, les études, en fait, ce qui se passe, c'est que dans les grandes écoles, je vous prends le cas de la France. Dans les grandes écoles, en France, il y a que des enfants de, de l'élite qui rentrent. Soit l'élite, on va dire, intellectuelle et culturelle, par exemple, les profs, qui par définition, ont un niveau intellectuel et culturel supérieur à la moyenne. Peut-être moins vrai, aujourd'hui, hein, mais par le passé, c'était le cas. Soit c'est l'élite économique, les cadres. En fait, dans les grandes écoles, il n'y a que leurs enfants à eux qui rentrent. Ok, il va y avoir un boursier et un fils de paysan par an. Ok. Juste pour dire que, voilà, c'est un peu comme j'ai un pote noir, quoi. Vous voyez, ça c'est à peu près ce niveau là, quoi. Euh, donc, en fait, et euh, bah, du coup, en fait, on met, genre, un réfugié, une raka, un paysan, et un un galérien, comme ça, c'est bon, on a pris quatre places. Après, il y a que des fils de prof, enfin, des enfants de prof et des enfants de cadre. Voilà, les grandes écoles, en France. Et, en fait, les "grandes écoles", et après, à la sortie des "grandes écoles", vous avez accès aux postes de direction dans des entreprises, dans les ministères, dans la politique, euh, où vous voulez, quoi. Et quand la personne est à un poste de direction, il y a des gens qui vont dire, "Mais, pourquoi c'est elle qui est là ?" Il dit, "Parce qu'elle a fait Sciences Po et l'ENA, mon brave". "Est-ce que vous avez fait Sciences Po et l'ENA ?" "Bah, non, chef." "Ah, c'est pour ça." Donc, en fait, l'école est un piège, c'est une couillonnerie complète. Le système le système éducatif est une couillonnerie complète pour perpétuer la domination de l'élite en faisant croire que c'est méritocratique. Pas fous, les mecs. Liberté, égalité, fraternité, hein. Donc, on fait croire que c'est méritocratique, mais, attendez, il y a un concours, machin, et tout ça. Tout le monde doit bien s'enseigne. Et, puis, on a un paysan, un, un immigré, un réfugié, et un galérien. Donc, attendez, vous ne pouvez pas dire que, machin. Comment, vous? Euh, mais, en réalité, il y a une prédestination sociale. Il y a une sélection sociale de gens qui viennent qui sont issus des catégories socio-professionnelles élevées, pour qu'en fait, leurs enfants, enfin, enfin, qui sont issus de, de ça, pour rester à des situations, enfin, en en en catégories socio-professionnelles élevées. Donc, en gros, voilà, les enfants des des des des profs et des bourgeois vont devenir profs ou bourgeois. Et on fait voir que c'est méritocratique, et cetera. Ça ne l'est pas. D'ailleurs, tout système. À l'époque, c'était admission "post-bac". Aujourd'hui, ça s'appelle Parcoursup, et une merde du genre, là. Euh, c'est complètement pipé. Les grands bahuts, je sais pas, dans le système des prépas. Tous les grands bahuts parisiens s'arrangent entre eux de qui sera reçu où, et cetera. Et, puis, après, il reste deux places. Il reste deux places pour des gens qui sont vraiment, vraiment méritocratiques. Mais, tout le reste, c'est les grands bahuts entre eux. C'est la sixième forme de circuit qui se refile les candidatures. "Oui, alors, tu me prends Marie-Astrid et Charles-Henri, et moi, je te prends euh, euh, bidule", et machin, là. Et, puis, euh, du coup, quasiment toute la place, toutes les places en prépa, elles sont trustées comme ça. Et, puis, on va garder deux places pour Kevin et et Abdullah, quoi. C'est bizarre, hein. Enfin, je veux dire, c'est, et on pourrait dire, "Attendez, on a Kevin Abdullah, on est super méritocratique." C'est j'ai pas envie de nommer les bahuts, mais c'est vraiment un monde de salopard, quoi. Et les pires des pires, c'est les bahuts catholiques qui sont là en mode, "Nous avons des valeurs chrétiennes, de d'accueil, de diversité, de mérite", machin. Ah, ouais. Tes valeurs chrétiennes, elles ont sélectionné que genre Salaria Strade. C'est marrant quand même. C'est fascinant, c'est c'est beau. On a le cœur, la main sur le cœur, là. Et ça marche vraiment comme ça. C'est euh, c'est abject. Le système scolaire français, tu as le lien là-dessus. Mais, derrière, vous avez fait des grandes écoles, vous avez le statut qui va avec, les passe-droits, les accès, le réseau. Les trois formes de capital, culturel, développé dans dans dans dans le système scolaire, social, développé dans le système scolaire, économique, hérité des parents ou obtenu à l'issue du système scolaire. Tadam ! On perpétue les élites. On perpétue les inégalités. Je reprends ce que j'ai dit au début, hein. Une société, elle est faire, une société, elle est réglée, une société, elle est fonctionnelle, c'est un pauvre qui peut devenir riche et un riche qui peut devenir pauvre. Si les riches, leurs enfants restent riches, et les pauvres, leurs enfants restent pauvres, indéfiniment, c'est une société, c'est une couillonnerie complète. Spoiler alert, la France est une couillonnerie complète. 90% des millionnaires en France, des millionnaires en France, sont des héritiers. C'est 20% aux États-Unis. Rendez-vous compte. Mais, mais, même peut-être plus. Je crois que c'est encore plus. Je crois que c'est 90% des millionnaires aux États-Unis sont "self-made". 70% en Grande-Bretagne. En France, c'est que des héritiers. D'ailleurs, on peut même faire une petite théorie du complot, hein. Ce qui empêche une personne de devenir millionnaire, c'est les taxes. Et c'est à chaque étape, tu as tu taxes tellement que tu ne peux pas monter en haut. Ce qui fait que un pauvre ne peut jamais devenir riche. Un riche, il peut devenir riche parce que, tu es riche, optimisation fiscale, avocat fiscaliste, et cetera. Un riche, il peut vivre sans payer d'impôts. Enfin, un riche peut vivre sans payer d'impôts. On peut voir très très peu. Mais un pauvre ne peut pas devenir riche, parce que à chaque étape, il se fait tellement démonter par les taxes, qu'il ne peut pas accumuler de capital. Il ne peut pas croître. Ok, il y a des Miraculés. Mais il le peut pas en fait. Et quelque part, en peut-on demander si la fiscalité, ce n'est pas une manière de s'assurer que aucun pauvre ne puisse devenir riche et que les riches restent riches, paradoxalement. Ça, ça fait un peu Jean Moulin et son. Euh, mais, en vrai, il y a des arguments pour. 21. Point de vue masculin. Alors, on va dire plutôt, votre partenaire de vie. Je vais prendre le point de vue masculin parce que je m'identifie comme un homme. La qualité de votre compagne sous votre apparence physique, sa beauté, ses manières, son éducation, sa manière de se comporter et probablement le levier de "flex" le plus puissant. Tu peux avoir un mec qui a la montre à la con, ou la Patek à la con. Si toi, tu as miss miss Ukraine 2021 dans le game du statut, tu as gagné, parce que l'autre, là, Charles-Henri, euh Marie-Astrid, qui siffle et qui a un gueule, c'est même pas très drôle tous les jours. Alors que Miss Ukraine, ah, ça, c'est intéressant, ça. Ou Miss Russie bientôt. Mais, passons, ce n'est pas le sujet. Ok. Euh, fin du cours. Euh, 21 levier, critère, instrument, de statut social. Ça vous évoque quoi ? En fait, ce qu'il faut maintenant comprendre, c'est ce que je vous ai fait ici, c'est la théorie. Maintenant, on est dans un monde qui est beaucoup plus complexe, qui est beaucoup plus fluide, on va dire. C'est qu'aujourd'hui, euh, il y a une nouvelle. Moi, je pense qu'il y a une nouvelle élite qui est en train d'apparaître, c'est des gens comme nous. C'est, euh, on se forme sur internet en permanence. On a de la crypto, on voyage, on est libre, on a nos propres règles. On peut contourner les règles à la con de ces cas. On va dans des. Pourquoi moi j'aime, pourquoi j'aime être à Dubaï ? Parce qu'à Dubaï, à part si vous voulez la famille princière, il y a que des nouveaux riches. Il y a que des mecs qui n'avaient rien hier. Il n'y a pas Marie-Astrid et Charles-Henri qui débarquent et qui font, "Oui, euh, euh, on doit passer avant tout le monde. Attends, non, euh, poussez-vous, je suis Marie-Astrid et Charles-Henri". Non, il n'y a pas ça à Dubaï. À Dubaï, c'est que l'argent qui règne. Et l'argent, c'est rigolo. Il n'y a que des nouveaux riches. Et, du coup, on n'est pas là avec des conneries des Européens et des des enfin, euh, des caucasiens occidentaux, dans leurs délires à la con, de stratification sociale à la con, de système scolaire complètement pipé, de qualité médiocre mais qui savent juste à valider leurs enfants. Euh, et on les démonte, en fait. En fait, là où règne, finalement, l'injustice de ces règles, en fait, les zones où ces règles sont les plus injustes et et où les où vraiment le jeu est le plus truqué et pipé pour l'élite, ce sont les zones qui sont en effondrement économique aujourd'hui. On sait dit. Les zones où on est où en fait, parce qu'en fait, par définition, ce sont des sociétés, enfin, ce que ce que j'ai dit au début, c'est que un nouveau riche, c'est le signe que la société et l'économie fonctionnent. S'il n'y a pas de nouveaux riches, c'est que ça ne fonctionne pas. Si ça ne fonctionne pas, ça périclite, ça dégénère, ça s'effondre. Et, du coup, en fait, là où il y a le plus de Marie-Astrid et Charles-Henri, ou équivalent anglo-saxon ou allemand, ce que vous voulez, bah, c'est typiquement des zones, en fait, où ça ne marche pas économiquement. Parce que c'est sclérosé, parce que c'est loqué. Et donc, ça n'évolue pas. Voilà, donc, c'est euh et aujourd'hui, on est sur un game, un terrain de jeu planétaire. Euh et c'est intéressant de connaître ces règles, parce que, pour moi, le mieux, c'est pas d'être contre ce système pour ce système. Le mieux, c'est de pouvoir naviguer dans tous les systèmes. Tu sais, ce n'est pas comme, tu sais, ce n'est ce que je raconte en en route, c'était pas mal du tout, c'est qu'en route, ils comparaient, ils analysaient les survélistes. Et le survéliste, il dit, "Fuck la société, je vais me barricader dans mon bunker, mon puits, mon panneau solaire." Et il mange un narrateur. Donc, en fait, il se définit en opposition à la société, tout en étant conditionné par elle. Euh, ce que disait "Tate", ce qui est super intéressant. C'est une des idées que j'aimais beaucoup chez ce mec, c'est, "Non, mais, tu n'as pas à faire ça." "Tu as en fait, être surveillée, c'est 'off the grid', en anglais." Et lui, et un "grid", c'est un réseau, pour faire simple, quoi. Et lui, il te dit, "Non, 'multi the grid', sois sur plein de réseaux." "Oui, tu as un, tu as un pied à Dubaï. Tu as un réseau professionnel à Kuala Lumpur." "Tu as de l'investissement immobilier au Cap Town." "Tu as euh tu as dans telle telle communauté crypto qui sont à Singapour, euh à Dubaï, et au Panama." "Euh, tu vois, tu as tu voyages, tu as trois passeports." "Tu as, tu as un réseau planétaire, et tu connais des gens dans plat de métiers différents, dans plein de pays différents, de plein de langues différentes, avec plein de "background" différents." C'est ça ce qui est intéressant, c'est ça le "game". N'oubliez pas, hein. On vit dans une période très complexe, ça a été un mot de la fin. On vit dans une période très complexe. Bordel migratoire, euh bordel climatique, euh bordel géopolitique, euh bordel sécuritaire, bordel sanitaire, bordel technologique. C'est très très très C'est le bordel, quoi. Quand la poussière sera retombée, il restera une poignée de multimillionnaires nomades et quasi immortels, un côté, et de l'autre côté, il restera 500 millions d'esclaves. Ne me demandez pas où sont passés les autres. Comprends qui pourra, comprends qui voudra. Je file, j'ai un rendez-vous. Ok. Merci, tout le monde d'être passé, c'est cool. Ciao ciao.
Notes du cours
16:38 : Les 3 formes de capital 18:00 : Les 21 leviers du statut social 01:11:32 : Conclusion Le statut social est une mesure de la position relative d'un individu dans la société, basée sur des critères bien spécifiques. Premièrement, j’aborderai brièvement plusieurs notions clés qui nous permettront de comprendre les dynamiques du statut social. Des notions telles que : 1. le groupe de référence VS le groupe d’appartenance (Robert Merton) pour comprendre comment les individus se situent et se définissent au sein de leur environnement social 2. les stratégies (conscientes ou inconscientes) de simulation et de dissimulation qu’ils mettent en place pour se conformer ou non à leur environnement (comme le mimétisme) 3. la notion de “frame” (Oren Klaff), qui joue un rôle important dans la définition des interactions sociales 4. l’évolution des formes de violence dans l’espace social (violence physique VS violence symbolique) 5. la façon dont l’espace social est hiérarchisé et façonné (protocoles, argent, partenaires de vie, culture, possessions matérielles…) Puis, nous parlerons en détails des 21 leviers du statut social (liste non-exhaustive).